Les Détritivores, ogre à déchets

Par bordeaux7 le 26 avril 2017 à 01:26

Ludovic Martin et Jean-Marc Gancille, deux des trois associés ©DR

Depuis le 1er janvier, les entreprises qui produisent plus de 10 tonnes de déchets alimentaires par an sont tenues de les trier et les recycler. Dans la restauration, cela concerne les établissements qui servent plus de 150 couverts par jour.

Industries agro-alimentaires, sociétés d’entretien des espaces verts sont également concernés par cette obligation.

Loi sur les biodéchets

Dans la métropole, l’association Les Détritivores transforme ces déchets en compost. Le fertilisant naturel est ensuite vendu aux jardiniers et paysagistes. Cette structure a vu le jour durant l’été 2015. Une première plateforme a vu le jour à Darwin, au sein de la caserne Niel. Deux autres ont depuis été installées dans le secteur de Brazza.

Ludovic Martin, Frédéric Petit (président d’Elise Atlantique) et Jean-Marc Gancille qui co-pilote avec Philippe Barre sont les trois associés des Détritivores. « Nous avons dépassé les 100 tonnes de déchets collectés et recyclés, ce qui correspond à 11 000 couverts par jour, a indiqué ce dernier à “Sud Ouest” il y a quelques jours. D’ici la fin de l’année, notre objectif est de passer à un équivalent de 22 000 couverts par jour. »

Trois plateformes

Des structures de restauration collective comme les cantines de Pessac et Blanquefort mais aussi des sociétés telles que Keolis ou la Caisse d’Epargne travaillent avec Les Détritivores. Pour un restaurant servant 150 repas par jour, la prestation coûte environ 1 800€ par an hors taxes.

L’association a créé quatre emplois d’insertion et espère double ce chiffre et celui de son chiffre d’affaires cette année. De nouvelles plateformes doivent voir le jour à Talence, Blanquefort, Pessac et Bordeaux Euratlantique. L’association teste en ce moment la collecte de biodéchets en porte à porte avec Bordeaux Métropole.

«Nous avons pour projet de créer des franchises sociales de notre modèle à Lyon, Hendaye, Pau et sur le bassin d’Arcachon», confiait au quotidien régional Jean-Marc Gancille. Pour accélérer son développement, la structure s’apprête à lever 500 000€ avec le soutien de l’Ademe, de la Région Nouvelle-Aquitaine et grâce à des fonds issus de la finance solidaire.
www.les-detritivores.org

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