Pourquoi ils s’engagent dans la vie associative à Bordeaux

Par bordeaux7 le 17 mai 2017 à 22:59

Sabra Ben Ali avec Stéphanie, une ancienne jeune en insertion dans l’association Entr-Autres © ARCHIVES CLAUDE PETIT / SUD OUEST 

Ce soir, de 18h30 à 21h, à la librairie Mollat, la Ville de Bordeaux organise la 6e conférence de la vie associative. Six personnalités qui œuvrent dans des associations locales viendront témoigner de leur engagement. Pourquoi ont-ils eu envie à un moment de passer de « je » à « nous » ? Quels sont les pièges et les points positifs de l’engagement associatif ? Chacun racontera son parcours.

Sabra Ben Ali montera sur scène.. Elle aura 5 minutes, montre en main, pour présenter Entr-Autres. La jeune femme,  31 ans, a créé cette association en 2013 avec Italo Passare et Ébène Hames pour allier insertion professionnelle et santé par l’alimentation.

De juin à octobre, la rosalie de Entr-Autres sillonne les quais de Bordeaux et propose un bar à jus d’orange aux promeneurs. « Nous travaillons avec les Missions locales et les PLIE, explique la psychologue. Ils nous envoient des jeunes de 16 à 25 ans, assez éloignés de l’emploi et qui ne savent pas quoi faire de leur vie. » Ces “paumés” sont tutorés par cinq bénévoles à la suite qui les épaulent pour fabriquer et vendre pendant cinq jours des jus d’orange aux passants.Le tuteur en profite pour donner quelques conseils, aider le jeune à prendre confiance en lui et pourquoi pas  lui raconter son parcours de vie.

Nombreux volontaires

« Au démarrage, nous étions 10 bénévoles, raconte Sabra Ben Ali. On s’était tous fixés pour mission d’entre recruter 10 autres chacun. Nous avons lancé des appels sur Facebook, abordé des clients à la terrasse des cafés. Notre forme d’engagement plaît. Aujourd’hui, nous n’avons pas de mal à recruter. » De juin à octobre, cela fait pourtant du monde. Il faut deux bénévoles par jour, sept jours sur sept. « Notre formule est assez souple. Les volontaires viennent une seule fois ou aussi souvent qu’ils le souhaitent », précise-t-elle. Les clients qui ont acheté du jus, les travailleurs sociaux mais aussi les jeunes qui ont été tutorés il y a un ou deux ans et qui ont trouvé un travail aujourd’hui sont nombreux à lever le doigt pour venir donner un coup de pouce. « Payer ses impôts c’est bien mais à un moment cela ne suffit plus, dit Sabra Ben Ali. Quand on est citoyen, il faut prendre ses responsabilités. »

Laurie Bosdecher

 Ce soir à 18h30 à Station Ausone, librairie Mollat. Gratuit sur réservation sur https://contact.bordeaux.fr/ conference-de-la-vie-associative

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