La députée Catherine Fabre décrypte le projet de loi sur l’orientation

Par bordeaux7 le 30 mai 2018 à 00:01

Catherine Fabre, députée de la 2e circonscription en Gironde. © ARCHIVES THIERRY DAVID / SUD OUEST

Catherine Fabre est députée de la 2e circonscription, territoire à cheval sur la rive gauche et la rive droite de Bordeaux, et membre de la LREM (La République en Marche). A l’Assemblée Nationale, elle est rapporteure du volet formation professionnelle et apprentissage du projet de loi sur la liberté de choisir son avenir professionnel.

Cette loi prévoit une réforme des centres d’information et orientation (CIO). Ce sujet inquiète les psychologues de l’Education nationale, qui, demain, devraient non plus recevoir les élèves dans ces centres mais travailler au sein des établissements scolaires (voir notre article du 17 mai).

Les psychologues de l’Education nationale sont inquiets pour leur avenir. Que leur répondez-vous ?

La loi, si elle est votée, va leur permettre de mieux s’investir auprès des élèves. Au sein des établissements, ils seront en proximité avec eux. Ils viendront à leur public. Ce ne sera plus aux élèves d’aller dans les centres d’information et d’orientation.

Est-ce que la manière d’orienter les élèves va changer ?

Oui. A partir de 2019, ils bénéficieront de 54 heures de cours par an à partir de la 4e pour leur orientation. Cet accompagnement va leur permettre de devenir plus autonomes et de prendre leur destin en main. Il faut arrêter de décider à la place des élèves.

Les CIO vont-il, du coup, tous fermer ?

Non, on en gardera au moins un dans chaque département. La carte n’est pas arrêtée.

Quelle place auront les Régions dans l’orientation des élèves ?

Les Régions centralisent désormais toutes les informations sur les métiers pour l’ensemble des publics. Ces collectivités sont les mieux placées pour connaître les secteurs en tension. Elles sont amenées à travailler en étroite relation avec les directions régionales de l’Onisep. 

Recueilli par Laurie Bosdecher

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