La nuit, les villes de la métropole bordelaise deviennent plus vertes

Par bordeaux7 le 10 octobre 2018 à 22:10

Pessac a été la première ville de plus de 50 000 habitants en France à s’y mettre. © ARCHIVES WILLY DALLAY / SUD OUEST

Mérignac, Pessac, Bègles, Bouliac, Blanquefort, Saint-Médard-en-Jalles, Talence, Carbon-Blanc, Ambès ou encore Le Haillan : 15 des 28 villes de la métropole bordelaise éteignent l’éclairage public la nuit.

Généralement entre 1h et 5h, ou en fonction des horaires du dernier et du premier tramway.

Certaines expérimentent ce dispositif depuis quelques années, d’autres quelques mois. Les retours sont assez positifs, selon le quotidien “Sud Ouest” qui a lancé un questionnaire en ligne et interrogé les différentes municipalités. Premier constat : les villes qui ont mis en place l’extinction de l’éclairage public ne constatent pas une augmentation des plaintes liées à l’insécurité la nuit. Au Taillan, une jeune femme estime que « quand on est une fille, on se sent plus rassurée en pleine lumière ». Un autre habitant à Pessac évoque la dangerosité pour les deux-roues en absence de lampadaires allumés au-dessus de la chaussée.

Mais leurs témoignages ne reflètent pas le sentiment de la majorité des habitants qui louent avant tout les vertus écologiques de cette mesure. « Eteindre l’éclairage public c’est favoriser la biodiversité de la faune nocturne, celle des insectes, des oiseaux, des chauves-souris que la pollution lumineuse perturbe dans leur recherche de nourriture et de reproduction », rappelle le maire de Blanquefort, Véronique Ferreira, dans les colonnes de “Sud Ouest”.

L’absence de lumières la nuit est aussi une source d’économies non négligeables : 45 000€ par an à Blanquefort, 80 000€ à Bègles, une facture d’électricité diminuée de presque 30% à Pessac. Dans les villes qui ne s’y sont pas encore mises, certains habitants commencent même à piétiner d’impatience.

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