Ke’op, nouveau service pour se déplacer à la demande à Pessac, Mérignac et Le Haillan

Par bordeaux7 le 07 novembre 2018 à 23:00

Le service fonctionne du lundi au samedi 6h à 21h à Pessac, Mérignac et Le Haillan. © KEOLIS

En matière de mobilité, Bordeaux n’est pas à la traîne. Voici la dernière nouveauté pour se déplacer : Ke’op, un service de transport à la demande et en temps réel expérimenté pour la première fois en France.

Porté par Keolis, ce dispositif a été lancé ce mercredi 7 novembre pour une période de test de 18 mois sur un territoire de 50 km2 à cheval sur trois communes : Le Haillan, Mérignac et Pessac.

Pour l’utiliser, il faut d’abord télécharger l’application mobile Ke’op, s’y créer un compte et faire sa demande de déplacement entre un point A et un point B dans le périmètre expérimenté. Un temps d’attente en temps réel du véhicule s’affiche.

Une fois la course réservée, il faut se rendre à un point de rencontre à 300 mètres maximum du lieu où l’on est. Le voyageur prend place à bord d’un van de Classe V Mercedes-Benz conduit par un chauffeur salarié de Keolis Gironde. En cours de route, le véhicule peut faire un détour ou s’arrêter pour faire monter d’autres passagers. Chaque course est facturée au même prix : 5€.

5 euros la course

« Ce système est à mi-chemin entre le transport public traditionnel et la voiture personnelle », expliquait ce mercredi matin Jean-Pierre Farandou, lors d’un point presse. Selon le président du groupe Keolis, Ke’op ne fera pas concurrence à Uber ou aux taxis. « Il faut accepter de partager le même véhicule avec des inconnus et marcher un peu, avance-t-il. Mais en contrepartie, la course est beaucoup moins chère. »

Le territoire où va être expérimenté le dispositif n’a pas été choisi au hasard. Les sept vans mis en circulation vont sillonner la zone qui concentre le plus d’emplois dans la métropole. Elle comprend l’aéroport, le campus universitaire, plusieurs cliniques et hôpitaux. « L’idée est également de favoriser l’intermodalité en amenant ou en récupérant les voyageurs aux stations de tram des lignes A et B », poursuit le responsable.

Expérimenté dans d’autres pays

Keolis a noué un partenariat avec Mercedes et la startup américaine Via qui a développé ce service dans d’autres villes du monde. L’an dernier, ce dispositif a par exemple transporté 1,5 millions de personnes à New York. Il existe aussi à Los Angeles, Singapour ou Berlin.

« Notre service se base sur l’intelligence artificielle pour offrir aux passagers les trajets les plus efficaces possibles. A la différence des lignes de tram ou de bus qui mettent des années pour voir le jour, notre système peut aller dans toutes les rues et créent des itinéraires en fonction de la demande, le but étant de réduire la congestion dans les métropoles », expose Clara Fain, directrice financière de Via.

La flotte de sept vans passera à dix l’an prochain. Keolis qui investit 1,7 millions d’euros dans le dispositif espère réaliser 400 à 500 courses au quotidien dans quelques mois. Le groupe envisage de nouer des partenariats avec les nombreuses entreprises installées dans la zone test et convaincre leurs salariés d’adopter le service à la place de leur voiture personnelle. Ke’op pourrait par exemple être utilisé pour le dernier kilomètre entre une ligne de transport en commun et le lieu de travail.

Laurie Bosdecher

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