Pim, l’appli des paiements solidaires

Par bordeaux7 le 21 novembre 2018 à 19:47

Gilles Verbecq, le fondateur de Pim, avec Alexandra Maillet du Buro des Possibles. © STEPHANE LARTIGUE / SUD OUEST

Le client ne le sait pas forcément. A chaque qu’il paye avec sa carte bancaire dans un magasin ou au restaurant, des frais bancaires sont prélevés au commerçant.

Les applications mobiles de paiement sont en train de changer la donne.

D’ici la fin du mois, il sera possible de faire ses transactions dans une trentaine de commerces bordelais avec Pim, une application qui transforme les frais bancaires en actions solidaires. Gilles Verbecq et David Boucher sont à l’origine de ce nouveau moyen de paiement.

« A chaque fois qu’un client fait un achat avec Pim, nous prélevons des frais chez le commerçant à hauteur de 1% de la transaction et nous en reversons 50% à une association d’intérêt public choisie par le consommateur », expliquait cette semaine Gilles Verbecq dans les colonnes du journal “Sud Ouest”.

50% des frais reversés à une association

Trois associations vont pouvoir être aidées grâce à Pim : Les Jardins de Cocagne, la Fondation pour la nature et l’homme et Vaincre la mucoviscidose, maladie dont souffre le fondateur de Pim.

Pour utiliser Pim, rien de plus simple. Il faut télécharger l’application mobile, transférer de l’argent depuis son compte bancaire habituel sur un Iban (pas par la carte bancaire). Au moment de payer, les détenteurs de Pim présentent leur téléphone. La transaction se réalise via un QR code.

L’espace de coworking et salon de thé Le Buro des Possibles à Saint-Michel, la chocolaterie de Xavier Lalère rue Fondaudège font partie des premiers commerces à proposer le système à leurs clients. La commission prélevée par Pim est quasiment deux fois supérieure à celle des banques, «mais la démarche n’a rien à voir», estime Xavier Lalère. Il espère en utilisant ce dispositif attirer de nouveaux clients, plus jeunes et plus connectés.

L’entreprise Pim compte aujourd’hui 8 salariés. Elle est soutenue par la région Nouvelle-Aquitaine au titre du Pass start-up et par la BPI. Ses fondateurs espèrent convaincre grands groupes et collectivités de proposer ce moyen de paiement à leurs collaborateurs pour la restauration collective et les activités payantes du comité d’entreprise. D’ici 2021, «notre objectif est de signer une quarantaine de grands groupes et 37 collectivités». Cette stratégie permettrait d’atteindre un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros annuels. La moitié sera donc versée à des associations dont le nombre est lui aussi amené à augmenter.

pim.life

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