Cette fois-ci, la manifestation des gilets jaunes a dégénéré samedi à Bordeaux

Par bordeaux7 le 03 décembre 2018 à 00:01

Une centaine d'éléments en sont venus au jet de projectiles contre la police. © Laurent Theillet / Sud Ouest

Les samedis se suivent et ne se ressemblent pas. Alors que les autorités avaient réussi à maintenir le calme la semaine dernière à Bordeaux, ce nouveau samedi de mobilisation des gilets jaunes a dégénéré, faisant de nombreux blessés.

Pourtant, tout avait commencé de manière plutôt bon enfant, comme la semaine passée. Autour de 14 heures, plusieurs centaines de gilets jaunes se rassemblaient place de la Bourse. Plusieurs d’entre eux clamaient leur mécontentement vis-à-vis du gouvernement sur la fontaine des Trois Grâces. Vers 15h30, ils étaient environ 2 000 à se mettre en marche au son de « La Marseillaise » en direction de l’hôtel de ville, précédés d’une centaine de motards.

« Provocation »

Mais arrivé aux abords de la place Pey-Berland, le cortège s’en voyait les deux accès bloqués par un cordon de police. Contenue place Rohan, la foule dissimulait de moins en moins sa colère. « On aurait fini la manif’ tranquille. Nous interdire la place, c’est une provocation », livrait Jérôme, ouvrier BTP de Gradignan à un de nos confrères de « Sud Ouest ».

gilets jaunes

Environ 2 000 gilets jaunes étaient au rendez-vous place de la Bourse. Le cortège a progressé dans la bonne humeur mais, une fois devant la place Pey-Berland bloquée, une centaine d’entre eux a voulu en découdre avec la police qui les a dispersés. © Thierry David & Laurent Theillet / Sud Ouest

Un noyau dur d’une bonne centaine de personnes se mettait alors en tête de prendre la mairie. Leurs approches par les rues latérales où ils cassaient quelques fenêtres allaient déclencher les premiers tirs de flash-ball. Et avec ces premiers blessés, les manifestants commençaient à jeter ou brûler tout ce qui leur tombait sous la main – panneaux de bois, chaises, jusqu’aux palissades du chantier de la cathédrale Saint-André.

Nombreux furent les gilets jaunes à se désolidariser de ce mouvement de colère. Vers 19h, il ne restait que la centaine d’éléments les plus déterminés, que la police aidée des gendarmes mobiles dispersait en petits groupes. Un policier a été blessé, ainsi que cinq gilets jaunes, dont un a eu la main arrachée par une grenade lacrymogène. Deux d’entre eux ont été interpellés.

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