La mobilisation lycéenne prend de l’ampleur, Stalingrad trinque encore

Par bordeaux7 le 05 décembre 2018 à 20:44

Ce mercredi, les lycéens ont occupé la place Stalingrad de 10h à 13h environ. © Laurie Bosdecher / Bordeaux7

Pour la troisième journée consécutive ce mercredi, les lycéens se sont mobilisés pour protester contre la réforme du bac et Parcoursup. Et une nouvelle fois, les choses ont dégénéré sur la place Stalingrad.

Tôt le matin pourtant, les élèves de la rive droite issus des lycées Tregey, François-Mauriac et Élie-Faure avaient décidé de franchir le pont de pierre pour se joindre au blocus éphémère lancé au lycée Montaigne rue Sainte-Catherine. Le cortège a ensuite tourné en ville via la place Pey-Berland et la place de la Comédie au cri de « Non à la sélection » – et quelques « Nous sommes pacifistes ».

Mais arrivés place de la Bourse, le mouvement a montré des signes de divergence : ceux qui demandaient à « ne pas aller à Stalingrad où il y a les casseurs » ont eu droit aux huées de ceux qui voulaient poursuivre. Finalement, presque tous, pacifistes compris, ont franchi à nouveau la Garonne et aussitôt le pont franchi, des feux de poubelles et de vélos étaient déclenchés sur les voies du tramway.

Les gilets jaunes secouristes qui voulaient les éteindre ont eu droit à invectives et jets de projectiles. Plusieurs commerces voisins ont subi des assauts – « ce n’était pas des lycéens, mais des jeunes venus là pour casser », estime une commerçante dans une série d’articles à retrouver aujourd’hui dans « Sud Ouest ». À l’arrivée des forces de l’ordre, les lycéens se sont repliés sur les rues adjacentes, multipliant les dégâts – une vingtaine de voitures dégradées rien que dans la rue de la Benauge.

Six mineurs ont été placés en garde à vue pour « dégradation de biens en réunion ».

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