Ce vendredi, Thibault Cauvin sort sa guitare pour aider la Guadeloupe

Par bordeaux7 le 11 octobre 2017 à 20:53

Thibault Cauvin a grandi à Lormont © Sony Music

Trois questions à Thibault Cauvin, notre prodige de la guitare classique que la planète s’arrache, en concert ce vendredi à Lormont au profit des familles touchées par les ouragans en Guadeloupe.

Comment s’est monté ce projet ?

Au départ, c’était un concert en projet de longue date. Je suis lié à Lormont depuis mon enfance, il me semblait naturel de revenir y jouer. Mais quand nous avons appris ce malheur aux Antilles, nous nous sommes dit que ce serait une bonne occasion d’apporter notre soutien, notre contribution, même modeste. Ce concert, c’est une façon de dire qu’on n’oublie pas ce qui s’est passé dans les îles – en particulier la Guadeloupe avec laquelle la ville de Lormont a des liens privilégiés.

En effet, la Ville a signé un “pacte d’amitié” avec Pointe-à-Pitre, dès 2012. Mais, vous, vous êtes-vous senti concerné personnellement ?

Oui, cela fait un moment maintenant que je me sens très attaché à cette partie du monde. À 16 ans, j’ai participé un concours de guitare prestigieux là-bas [le Concours A. Lagoya, à Fort-de-France en Martinique, en 2003, ndlr]. Déjà, gagner ce concours a été un moment fort de ma carrière mais, dans la dotation du prix, il y avait entre autres une mini-tournée dans les îles. C’est ainsi que je les ai découvertes, et ça reste un moment très fort dans ma vie d’être humain.

Doit-on s’attendre à un de ces concerts classiques pas comme les autres dont vous avez le secret ?

(Rire) Si vous voulez dire par là que je parle entre les morceaux, oui ! Il faut savoir que j’ai eu une double éducation musicale. Classique d’un côté, mais aussi jazz et rock par mon père, et j’ai gardé ce côté “rockeur en concert”, qui échange avec son public, loin du concert classique si figé. Pour ce qui est du programme, j’ai pris pour thème ma deuxième passion, le voyage. Chacun des morceaux rend hommage à une ville du monde – New York, Rio, Istanbul, Oulan-Bator… –, qu’il soit du répertoire (Albeniz, Piazzolla) ou de compositions plus récentes rencontrées en chemin. Ce sera une sorte de tour du monde onirique, guidé par ma guitare.•

Recueilli par Sébastien Le Jeune

Vendredi 13 octobre à 20h30, salle Léo-Lagrange (pôle du Bois fleuri, Lormont), 7-10€. Résa : lerocherdepalmer.fr

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