Dätcha Mandala, enfants du « Rokh »

Par bordeaux7 le 09 novembre 2017 à 19:00

J.B (batterie), Jérémy (guitare) et Nicolas (basse/chant lead), 24 ans et déjà 450 dates au compteur © Pierre Wetzel

Huit ans d’existence et le voilà enfin, « Rokh », le premier vrai album des Dätcha Mandala ! Ce qui nous vaut une belle fête ce vendredi soir au Krakatoa dont la Pépinière co-accompagne le groupe avec la Rock School Barbey.

Avec cet album, le trio bordelais entend bien poursuivre la trajectoire ascensionnelle qui l’a conduit en septembre à faire la première partie des Insus (ex-Téléphone) au Stade de France. Entretien choral – forcément, ils chantent tous les trois – avec Nicolas, Jérémy et Jean-Baptiste.

Pourquoi tant de temps avant ce premier album ? Est-ce parce que vous vous vous sentez avant tout un groupe de scène ?

Non, c’est d’abord une question d’opportunité. On avait déjà sorti une sorte de premier album, très tôt, en 2011, qu’on considère aujourd’hui comme une démo. Et puis il y a eu un EP 5 titres en 2014. Si on ajoute les deux albums sortis avec Salamander Jive dont on a fait partie, on a pas mal d’expérience du studio. Et ça nous plaît bien, au moins autant que le live.

Là, il s’est trouvé que Krazolta, le groupe de Kriss notre manager, avait dégoté Clive Martin pour leur album, un producteur qui avait travaillé avec Queen, Midnight Oil, les Cure… Surtout il enregistre et travaille en analogique, et ça, ça permet de retrouver toute l’énergie du live. On s’est tout de suite dit « c’est ça qu’on veut » (rires) ! En plus, là, on était vraiment prêts. On a pu passer un mois en studio en amont de l’enregistrement, à peaufiner nos idées, les solos, les arrangements…

Un vrai phénomène sur scène © Julien Dupeyron

Vous vous êtes accolé une étiquette “heavy blues psyché” qui fait un peu musique de niche… Pour vous, le Stade de France, ça fait partie d’une progression logique ?

Pour nous, ce qu’on fait c’est du rock. Et les Rolling Stones ou AC/DC continuent de remplir des stades alors, si c’est une niche, c’est une très grande niche (rires) ! En fait, on nous le demande mais c’est difficile de créer une étiquette, surtout que nos influences balaient des univers très larges. Et puis “psyché” on l’entend plutôt à la manière des 70’s, des Led Zep’ & Co., pas celle d’aujourd’hui. On ne s’est jamais dit « on va faire du revival », refaire du Led Zep, non. On a fait la musique qui nous sortait des tripes. Avec des influences qu’on entend mais qu’on espère avoir digérées avec l’expérience.

Alors, le Stade de France… On se voyait plutôt faire le Hellfest ou le Fuji Rock au Japon. Mais c’était énorme, les gens en redemendaient ! On n’imaginait pas ça, mais on a travaillé pour. À notre avis, ce qui a plu aux Téléphone, c’est qu’on essaie de jouer chaque concert comme si c’était le dernier.

Trois jours que vous bossez sur la date de ce soir. Vous nous préparez quoi ?

Eh bien, on s’est dit que c’était l’occasion rêvée de réunir les copains pour faire la fête avec tous les Bordelais. Du coup, on a deux premières parties et, ensuite, on sera jusqu’à 20 sur scène ! Avec neuf choristes, un sextet de cordes, un sitariste qui joue de la flûte indienne, un harmonium. Une formule unique – on aimerait bien tourner avec tout le monde mais on aura pas le budget (rires) ! •

Recueilli par Sébastien Le Jeune

Ce soir, 20h, 6-10€. www.krakatoa.org

Plus d’infos et écoute sur www.datchamandala.net

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