Maison de la Danse à Ginko : Reculer pour mieux sauter

Par bordeaux7 le 29 mars 2017 à 05:58

Ouverte sur le quartier, la Maison de la danse sera avant tout réservée aux artistes. © Cobe-Mazenc Architectes

L’un des équipements phares du quartier Ginko se fait attendre. Dans chaque nouveau quartier, la Ville prévoit en effet l’édification d’un équipement à vocation culturelle.

Pour Ginko, une Maison de la danse s’était « imposée comme une évidence pour compléter les équipements dont la ville dispose déjà », souligne l’adjoint à la Culture Fabien Robert. Un concours d’architectes avait été lancé en novembre 2011 remporté par les architectes Cobe-Mazenc, le marché de maîtrise d’ouvrage passé en 2012, d’autres complémentaires en 2013… Et aujourd’hui, toujours rien, pas même une première pierre au croisement du cours du Québec et de l’avenue Reinson, alors que son ouverture était prévue en 2015.

C’est que la baisse des dotations de l’État est passée par là : Bordeaux a notamment revu à la baisse le volant investissements de son budget, passant de 110-120 millions d’euros environ à 70-80 annuels. « Certains projets ont été retardés comme la Maison de la danse, reprend l’élu. En tout, celle-ci représentait 6 millions d’euros – dont un tiers pris en charge par le promoteur – alors il a fallu faire des choix. Mais on a déjà dépensé de l’argent, en études, pour le cabinet d’architectes… Alors elle n’est pas abandonnée ! »

Le bout du tunnel en vue

Mieux, Fabien Robert veut croire que les travaux pourraient commencer dès 2018. « C’est inscrit au budget, et on va tout faire pour tenir 2018. » Compte tenu des délais de construction de ce bâtiment d’une vingtaine de mètres de haut aux parois vitrées “bioclimatiques” améliorant son isolation, ne pas s’attendre à une ouverture avant 2019.

Ne pas s’attendre non plus à l’éclosion d’une foule de spectacles à Ginko : cette Maison sera avant tout celles des compagnies, qui pourront venir y répéter et créer avec l’accord de la Ville. Cette dernière gardera la main sur son occupation, à l’instar de l’Espace Saint-Rémi ou la Halle des Chartrons.

Mais avec son parvis où les compagnies pourront proposer des formes en plein air et, surtout, sa cafétéria « lieu de vie social accessible à tous », précise le document préparatoire de la ZAC Berges du Lac, le lieu devrait peu à peu trouver sa place dans le quartier. SLJ

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