Des visites à l’observatoire de Floirac pour toucher les étoiles

Par bordeaux7 le 27 avril 2018 à 00:01

Divers instruments optiques sont renfermés dans les coupoles du site. c EMELINE MARCEAU / BORDEAUX7

Si la ville de Bordeaux a de quoi rayonner par ses nombreux bâtiments classés, Floirac abrite aussi un site architectural et technique d’exception : le site de l’Observatoire astronomique de Bordeaux.

Niché sur les hauteurs de la ville, au 32 avenue Jean Lassauguette, ce dernier, fondé en 1879, a longtemps accueilli les recherches des scientifiques. « C’est là que les astronomes observaient le ciel pour réaliser des catalogues d’étoiles », explique Philippe Paillou, chercheur en astrophysique et guide des visites du site, organisées les mercredis après-midi et samedis matin.

Pourquoi l’Observatoire astronomique de Bordeaux s’est-il implanté à Floirac ? « À la base, c’était un endroit vierge, il a notamment été choisi pour abriter l’Observatoire de Bordeaux car  il était situé en altitude, permettant une vue dégagée de l’horizon sur 360° », avance Philippe Paillou.

Les visiteurs peuvent y observer un bâtiment principal construit en 1880 et plusieurs coupoles renfermant divers instruments optiques. De la lunette méridienne aux lunettes à monture équatoriale (Petit Equatorial, Grand Equatorial, Lunette équatoriale photographique), en passant le télescope T60 ou le radiotélescope « Würsburg », ces instruments permettaient de faire des images précises du ciel.

La coupole du Grand Equatorial, qui abrite une lunette de 7 mètres de long, est la seule à pouvoir se visiter aujourd’hui. « Elle fait partie de l’œuvre d’art “Les vaisseaux de Bordeaux” de Suzanne Treister qui sera finalisée cette année. Elle comprendra un puits foré du côté de Darwin, une soucoupe volante aux Bassins à Flot et la bibliothèque de science-fiction de la coupole du Grand Equatorial. »

Quel avenir pour le site ?

Si les équipes du Laboratoire d’Astrophysique de Bordeaux ont désormais rejoint le campus universitaire, des projets ont été soumis pour préserver le site de Floirac. L’association Sirius, dont fait partie Philippe Paillou, souhaiterait y développer des activités d’animation en astronomie. « On voudrait faire des stages d’observation sur l’astronomie, faire un centre de conférence ou encore une salle de réalité virtuelle permettant d’explorer le système solaire », expose-t-il.

Mais de soupirer. « Il est difficile de faire bouger les choses avec l’Université de Bordeaux, qui va devenir propriétaire du site à court terme. Elle est lente à réagir… » En attendant, le site attire toujours la curiosité : « 800 personnes sont déjà venues le visiter depuis septembre. Et lors des journées du patrimoine, on a fait venir 2 000 personnes. »

Emeline Marceau
sirius-floirac.fr

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