Partage et échanges au cœur de Terre d’ADELES à Pessac

Par bordeaux7 le 29 novembre 2018 à 00:13

Christopher Loustau, entouré de Ben et Louis, en service civique chez Terre d’ADELES. © EMELINE MARCEAU / BORDEAUX7

Depuis quinze ans, l’Association pour le Développement des Échanges Locaux Équitables et Solidaires, appelée Terre d’ADELES, favorise les circuits courts, les échanges ou trocs locaux. Son but ? Montrer qu’il est possible de consommer autrement en étant solidaire et respectueux de l’environnement.

« L’asso est née de quelques familles qui voulaient mettre en place un Système d’Échange Local (SEL) et arrêter cette sur-consommation débridée », explique Léa Yauner, administratrice bénévole. Au 36 avenue Magellan, derrière l’hôpital Haut-Lévêque, se trouve son jardin d’un 1,3 hectare. Son équipe y cultive des légumes, y a installé ruches et poulailler, stocke des vélos à recycler, propose des parcelles de jardins à louer, anime des ateliers pédagogiques.

«Ici, on fait de l’agro-écologie, de la permaculture, ce qui permet de produire en 100% naturel ! On ne place aucun produit industriel sur nos cultures », précise Christopher Loustau, intendant du jardin et seul salarié de l’association, qui encadre les 4 permanents de l’équipe en service civique. « Nous hébergeons 20 circuits courts dont plusieurs AMAP », avance Léa Yauner dans la yourte du site qui fait office de bureau. « Des contrats d’abonnement sont conclus entre les producteurs et nos adhérents qui commandent leurs paniers et viennent chercher leurs livraisons ici », dit-elle. « Nous proposons aussi des paniers d’ADELES, issus à 50% de nos cultures et d’un maraîcher de La Réole ».

Chantiers collectifs

Les 300 familles adhérentes de Terre d’ADELES peuvent participer aux activités du jardin via des chantiers collectifs organisés toute la semaine : « On a un groupe apiculture, un qui s’occupe de l’entretien du verger, un autre qui se charge de la récolte le vendredi pour la livraison des AMAP, avance Christopher. Chaque adhérent qui donne un coup de main à l’asso va gagner 73 fraises à l’heure ; c’est une unité symbolique de monnaie qui lui permet d’échanger du matériel ou des services. » L’association met aussi à disposition des parcelles de jardin à cultiver via un forfait de location adapté aux revenus des adhérents.

Des rendez-vous réguliers sont aussi organisés : tables ouvertes, ateliers sur les méthodes de cuisson économique, les plantes sauvages ou l’autosuffisance. « Ce qui prime, c’est d’échanger avec les adhérents, transmettre des savoirs, montrer qu’on peut se passer de supermarché tout en valorisant un déchet », avance Christopher. Chaque premier dimanche du mois, l’association organise ses portes-ouvertes baptisées « Les Dimanches d’ADELES ».

Emeline Marceau

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