Mérignac, territoire fertile pour les entreprises

Par bordeaux7 le 15 octobre 2018 à 19:10

Dorothée Cailley et son époux Jérôme ont créé HappyBulle en 2011. Ils vont dépasser les 100 000 commandes cette année. © L. BOSDECHER / BORDEAUX7

1326 entreprises ont été créées en 2017 à Mérignac. En sept ans, le nombre d’immatriculations a progressé deux fois plus vite qu’au niveau national.

« Quand des entrepreneurs disent qu’ils s’installent à Bordeaux, en réalité, c’est souvent à Mérignac qu’ils ouvrent leurs locaux », explique Maxime de Person, directeur du développement économique de la Ville. Ce choix n’est pas contraint mais volontaire.

La proximité de l’aéroport et de la rocade, la présence de 7 centres d’affaires et de nombreux bureaux et le rôle de la pépinière et de l’incubateur Bordeaux Technowest y sont pour beaucoup. « Notre ville se développe toute seule, confie le maire socialiste Alain Anziani. On a même l’impression parfois qu’on va trop vite. » Les 55 000 personnes qui travaillent sur le territoire se rendent, pour la majorité, en voiture dans leur entreprise. Et là, forcément, ça coince. Souvent de longues heures.

Aéronautique, banques et assurances

Le secteur aéronautique est le premier employeur de la commune (voir page suivante). La deuxième marche du podium est occupée par les assurances et les banques avec BNP Paribas (2 000 personnes dans les anciens locaux de Cofinoga) et Filhet-Allard (800 personnes). La zone commerciale de Mérignac Soleil est aussi un gros pourvoyeur d’emplois.

« Je voulais être à Mérignac car ce territoire est situé au cœur de ma zone d’activités. Je me rends régulièrement dans le Médoc, sur le bassin d’Arcachon et dans toute la métropole », témoigne Romain Wanecque. A 30 ans, cet ingénieur est responsable d’une entreprise de métallurgie de prestige, installée à proximité de la sortie 10 de la rocade. 47 personnes travaillent dans les ateliers qui créent sur mesure du mobilier, des portes, des aménagements intérieurs et extérieurs. « On s’est fait connaître par les réseaux sociaux », témoigne Romain Wanecque qui a reçu il y a quelques jours une délégation de la mairie de Mérignac.

Du foncier encore disponible

Rester en terre mérignacaise, c’était aussi le souhait de Dorothée Cailley et de son mari Jérôme qui ont accueilli cette même délégation. En 2011, ils ont créé en tant qu’autoentrepreneurs HappyBulle. Ce site propose aux parents de graver les dessins de leur(s) enfant(s) sur des bijoux. L’entreprise devrait dépasser le cap des 100 000 commandes en 2018. Après avoir démarré dans son salon, le couple a investi des premiers locaux au domaine James-Watt puis un bâtiment avec des ateliers et des bureaux sur deux niveaux dans la zone de Chemin Long l’an dernier. 8 salariés travaillent désormais à temps plein avec eux. Une dizaine va les rejoindre pour la période des fêtes. «

« A la différence de Toulouse, nous avons la chance dans la métropole bordelaise d’avoir encore du foncier disponible autour de l’aéroport. Nous avons pris la précaution de flécher ces terrains », relate le maire Alain Anziani. Le nombre d’emplois et d’entreprises ne devrait donc pas baisser dans les prochaines années à Mérignac. « La création d’entreprises rime souvent avec fort taux de chômage, relativise Marie Récalde, adjointe en charge de l’économie. Depuis le début de l’année, nous avons enregistré l’immatriculation de 58 coursiers sous le régime d’autoentrepreneurs. Il faut penser à ces publics et les accompagner. »  

Laurie Bosdecher

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