Le parc Bourran de Mérignac, une réserve botanique unique

Par bordeaux7 le 18 octobre 2018 à 19:45

Le petit pont en fausses ruines donne un supplément d’âme à cet endroit bucolique. © Emeline Marceau / Bordeaux7

Qu’on s’y rende pour faire son jogging, se détendre au bord de son bassin ou admirer ses arbres singuliers, il y a mille et une raisons d’explorer le Parc de  Bourran, devenu un lieu incontournable de Mérignac.

Doté d’un parcours botanique, d’un potager pédagogique, d’un observatoire, d’aires de jeux, de tables de pique-nique, d’une fontaine, de grottes et cascades, d’un pont à l’allure médiéval, d’un imposant château, mais aussi d’une quantité d’arbres remarquables venus d’Europe, d’Afrique, d’Amérique ou d’Asie (cèdre de l’Atlas, sequoias, saules blancs, cèdre de l’’Himalaya, cyprès chauves…), ce site de 17 hectares inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques est aussi bien fréquenté des Mérignacais que des Bordelais !

« J’y viens tous les jours pour marcher ou faire du vélo ! Dommage, en revanche, que les abords du lac ne soient pas un peu mieux entretenus », remarque Didier. Mélina, elle, décrit « un joli coin de verdure qui permet de se couper de la ville et de ses nuisances sonores », tandis que Stéphane souligne son « joli pont » mais déplore la surpopulation de « ragondins près de l’étang ». À côté de Maxence, 18 ans, qui se rend au parc pour « lire au calme », Charlotte, elle, révise ses cours. « Je promène mon chien tous les jours, avec une dizaine d’habitués que je connais  », explique de son côté Jean-Francois.

Un parc conçu par Le Breton

Ancien domaine viticole, le site de Bourran tient son nom d’une famille qui l’acquit à la fin du XVIIe siècle. Il l connut divers propriétaires avant d’appartenir en 1865 au banquier bordelais Léopold Piganeau et son beau-père, Émile Ravezies. L’actuel château fut alors élevé à la place de l’ancien logis. « Le plan du parc de Bourran a été établi en 1875-77 par le paysagiste Le Breton », informe Pierre Gilliard, co-auteur du livre « Origine et essor des quartiers de Mérignac ». « Les Piganeau vont ensuite faire faillite et être obligés de se séparer du domaine. On va donc commencer à le lotir. Une partie restera sauvage, jusqu’à ce qu’on en fasse un parc départemental dans les années 80. » Le parc fera ensuite l’objet de travaux avant l’ouverture au public en 1985, ainsi qu’en 1990, qui lui redonneront son aspect d’origine.

Éviter des dépenses d’eau

La gestion du parc a été confiée à Bordeaux Métropole. « Sur place, quatre jardiniers l’entretiennent, effectuent la tonte, soufflent les feuilles, s’occupent des plantations des massifs et des arbres, etc. », avance Marie Combrié, chef de service au secteur territorial 5 de Bordeaux Métropole. « Ils sont aidés par une équipe d’élagage ou d’arrosage si besoin. » Côté propreté, « le ramassage des corbeilles est effectué trois fois par semaine. Reste qu’on doit parfois faire face à des problèmes de chiens non tenus en laisse, de crottes non ramassées qui relèvent d’incivilités ».

Le parc est par ailleurs labellisé « éco jardin » : « Le but est notamment d’éviter des dépenses d’eau inutiles ; on va donc choisir des plantes qui ne demandent pas trop d’eau, laisser les pelouses jaunir un peu… »

Côté projets, « une nouvelle partie du parc, au nord, ouvrira en 2019. Un travail est fait avec les habitants pour étudier les aménagements possibles ». À suivre, donc. 

Emeline Marceau

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