À Pessac, pour la culture, on n’a pas de salle mais on a des idées

Par bordeaux7 le 27 novembre 2018 à 23:15

Sans équipement majeur, la ville multiplie les propositions un peu partout, notamment à la médiathèque Jacques-Ellul. © Archives Willy Dallay / Sud Ouest

C’est mentir que de dire que Pessac n’a pas de salle… mais jamais la Ville n’a investi comme ses voisines dans une grande salle spécialement adaptée à la saison culturelle. Mais elle fait feu de tout bois pour multiplier les propositions partout et offrir une très riche saison.

« D’une faiblesse nous avons fait une force », se félicite Isabelle Dulaurens, l’adjointe à la culture. En effet, la formule fonctionne : la saison culturelle atteint un taux de remplissage moyen de 90%, un excellent score pour une collectivité. La recette, « proposer des choses très différentes dans des lieux qui s’y prêtent ». Ainsi la bonne trentaine de spectacles de la saison vadrouille-t-elle à la très versatile salle Bellegrave (aussi dévolue au sport), au Galet – qui a la particularité d’appartenir à la Région et d’être partagé avec le lycée Pape-Clément –, au Royal sauf en ce moment puisque sa réouverture après rénovation complète est attendue pour fin 2019, dans les deux médiathèques Jacques-Ellul et Camponac ou, plus rarement, à la Cité Frugès, fleuron classé Unesco de la ville. Sans oublier le dernier-né, le théâtre de nature du parc du Bourgailh.

Ce qui permet de s’offrir une palette très large d’arts vivants : danse, humour, cirque, concerts… et surtout théâtre. Préféré à la danse, c’est le nouvel axe fort de la culture à Pessac voulu par son nouveau maire Franck Raynal. « Au fil des ans, les choix de l’ancienne équipe municipale étaient devenus très pointus, explique Isabelle Dulaurens. Le théâtre est l’art populaire par excellence et il répond mieux à ce que nous souhaitons : donner le goût de la culture aux gens, et que tout le monde y trouve son compte. » « Cela nous permet aussi, complète le directeur de la culture Richard Betiga, d’être acteurs dans l’aide à la création : sur 14 pièces programmées, sept sont des créations dont quatre régionales. »

Un festival de festivals

Mais l’autre atout de Pessac, c’est sa profusion de festivals, là encore bien variés. Une véritable farandole depuis les Vibrations urbaines en octobre jusqu’au festival (gratuit) de chanson En Bonne Voix en juin, et tous résonnent largement au-delà des limites de Pessac :en automne, le Festival du film d’histoire tout juste terminé et Sur Un Petit Nuage (du 16 au 22 décembre), en mars Les Toiles filantes et son cinéma jeune public, en avril le 33/600 Comedy orienté humour, stand-up et impro. Et, en mai, le “petit” dernier, le salon des littératures La Grande Évasion, en partenariat avec la librairie Le 45e Parallèle. 

Le sommet d’un autre axe fort de la ville, le livre, appelé à évoluer pour sa 4e édition, indique l’élue : « Nous allons faire le test de le déplacer sur les places du centre-ville pour encore plus de croisements de publics. »  

Sébastien Le Jeune

Toute la saison est à retrouver en ligne sur www.pessac.fr/saison-culturelle.html

COMMENTAIRES (0)