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Quel Bordelais n’a pas vu pousser près de chez lui ces petits jardins de proximité appelés jardins partagés ou familiaux ? Depuis quelques années, les jardins partagés et familiaux se sont beaucoup développés dans Bordeaux.
Car au-delà de l’engouement de la population pour ce type de pratique, la politique conduite par la ville dans le cadre de son agenda 21 et du projet social a encouragé la multiplication de ces initiatives. Ainsi, sur Bordeaux, 70 parcelles de jardins familiaux existent déjà, notamment sur Bacalan et Les Aubiers et 4 jardins partagés sont déjà en service (jardin botanique, jardin de ta Soeur aux Chartrons, jardin Prévert à Carle Vernet et jardin St Seurin). Enfin, trois autres jardins partagés sont en cours de création (au parc Rivière, aux Alcools Bernard à Belcier et à la Villa Pia à St-Genès) et plusieurs autres sont à l’étude (Bastide, St-Augustin, Caudéran, Ginko et Bassins à flots). «Les Bordelais aspirent à devenir acteurs d’une ville plus verte. La ville a donc pour objectif d’ouvrir 3 à 5 jardins partagés ou familiaux par an mais cela prend du temps. Il faut en moyenne un an pour aménager correctement et en concertation un tel espace», souligne Anne Walrick, adjointe au maire en charge du développement durable.
Des fruits, des légumes et du lien social Parfaitement insérés dans le tissu urbain, ils sont souvent composés de petites parcelles sur lesquelles on plante des fleurs et on cultive aussi bien des fruits, des légumes que les liens avec ses voisins. «C’est un lieu de vie ouvert sur le quartier qui favorise les rencontres entre générations», assure l’élue bordelaise. En outre, les jardins partagés permettent aussi d’organiser différentes animations, des manifestations conviviales et des ateliers pédagogiques. La plupart du temps, ces terrains sont mis à disposition par la ville mais il arrive parfois que des entreprises ou des institutions consacrent une partie de leur parcelle à cet effet. Une fois la question du foncier réglée, reste ensuite à aménager le terrain et à le gérer. «Les services parcs et jardins de la ville sont mis à contribution pour mettre en forme ces jardins, installer des clôtures ou fabriquer des enclos, mais aussi pour conseiller les habitants dans la gestion écologique de ces parcelles». Ensuite des associations sont chargées de gérer ces espaces. «Un jardin partagé naît de la volonté des habitants mais ensuite il faut l’organiser. La ville s’appuie donc sur des associations de riverains qui veulent co-concevoir ce projet et qui partagent les mêmes valeurs, ou sur des associations spécialisées qui mettent ensuite en place leur propre règlement intérieur».• Stella Dubourg  |