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Cette année, la fête n’aura pas été celle d’un long fleuve tranquille !
Si l’édition 2011 s’est refermée hier soir sur un joli succès et une belle fréquentation (plus de 100 000 personnes sur la seule soirée de samedi), son déroulé n’a pas été exempt de surprises. D’abord du côté du ciel : pour la première fois, la météo n’aura pas été au rendez-vous de la première journée de fête. Les averses de samedi ont quelque peu rincé les participants, mais le beau soleil d’hier est heureusement venu réchauffer les esprits. Autre difficulté de taille, le mouvement de grève lancé sur le réseau de transport en commun a compliqué, voire empêché, la venue de certains visiteurs sans pour autant gâcher réellement la fête. « Cela montre que vouloir prendre une manifestation en otage ne sert à rien », a expliqué le directeur de Bordeaux Grands Evénements Laurent Maupilé hier soir, satisfait de voir que la foule était quand même au rendez-vous.
Les traînières restent à quai Enfin, vrai raté cette fois, les courses de traînières qui devaient être organisées samedi et dimanche en hommage à la ville invitée Bilbao (cette discipline très pratiquée dans les provinces basques espagnoles) ont été quelque peu perturbées. La première régate, qui devait se dérouler samedi en fin d’après-midi, a dû être annulée pour cause... de marée basse ! Les bateaux n’ont tout simplement pas pu être mis à l’eau. Celle d’hier, qui devait compter dans le cadre de la 6e édition de la course Lisa San Miguel, a dû être interrompue pendant la troisième manche, certains concurrents se trouvant plus avantagés que d’autres par le courant de la Garonne. L’épreuve n’a donc finalement pas pu être comptabilisée.
Chaude ambiance ibérique Si les traînières ne garderont peut-être pas un bon souvenir de leur passage à Bordeaux, les autres rendez-vous nautiques et sportifs ont tenu leurs promesses : traversée de la Garonne à la nage, Paddle City Tour, parade nautique, visites des bateaux... Toutes les animations proposées ont rencontré un beau succès. Mais le coeur de la fête était clairement positionné autour du pavillon de la ville de Bilbao, qui a multiplié les animations et offert une ambiance chaleureuse pendant tout le week-end. Ce sens de la fête a d’ailleurs été salué par l’adjoint au maire Stéphan Delaux hier. « Notre modèle pour bien vivre ensemble, ce sont nos voisins espagnols », a déclaré l’élu. La fête du fleuve s’est achevée hier soir sur un deuxième feu d’artifice mais elle devrait trouver quelques prolongements. La ville réfléchit en effet au moyen de donner une seconde vie à l’exposition «le bonheur est dans le fleuve», actuellement prévue pour durer jusqu’au 27 juin. Enfin, l’autre exposition consacrée au paquebot Burdigala, qui gît au fond de la mer Egée, fut l’occasion d’annoncer hier le lancement d’une nouvelle campagne de fouilles. Elle devrait se traduire d’ici 2 à 3 ans par la remontée à la surface d’objets provenant du seul paquebot ayant porté le nom Burdigala. Qui sait, peut-être les premières pièces pourront-elles être exposées lors de la prochaine fête du fleuve ? • |