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Écrit par Bordeaux7
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Jeudi, 23 Juin 2011 21:53 |
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«Ce n’est pas l’étape finale mais une étape décisive pour le tracé vers Toulouse et l’Espagne.» Le préfet de région et coordinateur des études GPSO (Grand Projet ferroviaires du Sud-Ouest) Patrick Stefanini était satisfait des décisions prises par le comité de pilotage hier matin à Bordeaux.
Il a en effet annoncé qu’un accord avait été trouvé pour «la quasi-totalité» du tracé des 410 km de nouvelles lignes à grande vitesse entre Bordeaux, Toulouse et la frontière espagnole. Quasi, car quelques kilomètres posent encore problème dans 4 secteurs bien précis. Plusieurs hypothèses sont en effet encore en discussion au Sud-Est d’Agen, près d’Auvillar dans le Tarn-et-Garonne, ainsi qu’à Biriatou et Arcangues au Pays Basque. «Nous allons poursuivre le dialogue avec les acteurs locaux, ainsi que les études techniques» assure Patrick Stéfanini. L’objectif étant de présenter un tracé complet lors d’un prochain comité de pilotage en fin d’année 2011. D’ici là, l’hypothèse de tracé va également faire l’objet d’études d’approfondissement et d’optimisation, notamment pour préciser les mesures d’insertion environnementales, comme les protections acoustiques ou visuelles à prévoir. Le tracé sera ensuite présenté au ministère pour validation, avant d’être soumis à l’enquête d’utilité publique à l’automne 2013.
Bordeaux à 4h de train de Madrid à l’horizon 2020 Cette annonce intervient quelques jours après l’officialisation de la signature du contrat de concession pour la première tranche de la ligne à grande vitesse Sud-Europe Atlantique (LGV SEA) entre Tours et Bordeaux. RFF et la société concessionnaire LISEA (Vinci) se sont effet mis dans ce dossier qui constitue le plus important partenariat public-privé conclu en France dans le domaine ferroviaire, et qui représente un investissement de 7,8 milliards d’euros. «Tout cela va aider à désenclaver le grand Sud-Ouest», se félicite Martin Malvy, le président de la région Midi-Pyrénées. Son homologue aquitain Alain Rousset a également profité de l’occasion pour tenter de convaincre les sceptiques du besoin de cet investissement ferroviaire : «C’est un équipement Grenelle-compatible, car la région est gorgée de camions et le réseau ferré actuel ne permet pas de report modal. De plus, cette nouvelle ligne à grande vitesse vers l’Espagne va mettre Bordeaux à 2h30 de Barcelone et à 4h de Madrid.» Pour cela, il faudra tout de même attendre quelques années puisque la mise en service des lignes vers Toulouse et l’Espagne n’est pas prévue avant 2020.• Sébastien Hervier  |
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Mise à jour le Jeudi, 23 Juin 2011 22:24 |