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état «préoccupant» pour une patiente PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Bordeaux7   
Dimanche, 26 Juin 2011 20:41

L’état de santé d’une femme de 78 ans était considéré hier comme «sévère et préoccupant» par les médecins du CHU de Bordeaux, alors que les six autres personnes atteintes de Syndrome hémolytique et urémique (SHU) dû à la bactérie Escherichia coli étaient dans un «état stable».

«Deux patientes sont en réanimation. Une âgée de 78 ans, sous assistance respiratoire, est dans un état sévère, il reste stable mais très préoccupant», a indiqué le Dr Benoît Vendrely, praticien hospitalier au CHU de Bordeaux. «Pour l’autre patiente en réanimation, son état semble s’améliorer», a-t-il dit. Concernant les cinq autres patients, quatre femmes et un homme, qui présentent des cas de Syndrome hémolytique et urémique, «une maladie grave», souligne le praticien, «l’état est moins préoccupant». Parallèlement, les résultats des études devant démontrer qu’il s’agit bien à Bordeaux de la même bactérie, la E.Coli producteur de shigatoxine de souche O104 H4, retrouvée dans le cadre de l’épidémie survenue en Allemagne qui a fait une quarantaine de morts au cours des dernières semaines, «sont attendus dans la semaine», a indiqué le ministre de la Santé Xavier Bertrand hier à Bordeaux. Mais «il semble à 99% qu’il s’agit bien de la même», a cependant estimé le ministre lors du point presse.

Graines germées en cause
Parmi les patients, au moins six personnes ont mangé des graines germées à la même kermesse le 8 juin dans le Centre de loisirs de la petite enfance de Bègles. Ce sont des graines germées, saupoudrées sur des soupes lors de la kermesse, qui semblent être à l’origine de la plupart des cas d’infection révélés jeudi à Bordeaux. L’Agence régionale de santé (ARS) a toutefois estimé qu’au vu des délais d’incubation, quinze jours, il ne devrait plus y avoir de déclaration de cas d’E.coli liée à cette kermesse.

Traitement expérimental pour les patients
Les sept patients souffrant de SHU bénéficient d’un nouveau traitement expérimenté au CHU de Bordeaux, le Soliris. «Le Soliris était prévu pour une maladie rare mais nous l’utilisons ici depuis deux ans contre des SHU chroniques et il montre une efficacité remarquable», a indiqué le Pr Christian Combe, chef du service néphrologie au CHU de Bordeaux, soulignant que son efficacité était due à une administration «à un stade plus précoce qu’en Allemagne» où il a également été utilisé mais «plus tardivement».•

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Mise à jour le Lundi, 27 Juin 2011 09:37