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Bordeaux, première...enfin parmi les premières tant les actions de ce type ne sont pas répertoriées au plan national. En tout cas, les représentants des Bureaux des étudiants d’une vingtaine d’établissements du campus des Chartrons, la mairie et la Préfecture de Gironde signeront cet après-midi à l’Hôtel de Ville la charte des soirées étudiantes responsables.
Car ces dernières prêtent parfois le flanc à la polémique, notamment la consommation excessive d’alcool et les nuisances sonores qui les accompagnent. « L’idée de cette charte, c’est dire faisons la fête intelligemment, s’enthousiasme Arielle Piazza, adjointe au maire en charge notamment de la vie étudiante. Il faut que les étudiants adoptent une attitude citoyenne et responsable en soirée ». La génèse de cette charte remonte à près d’un an lorsque Anne-Marie Cazalet, maire-adjointe du quartier Grand Parc - Paul Doumer, reçoit les doléances de certains riverains ayant « ras-le-bol » des désagréments (bouteilles vides, dégradations, etc.) causés par certaines fins de soirées un peu trop arrosées. L’élue alerte « Campus Chartrons, qui regroupe une vingtaine d’établissements du secteur, pour que l’on puisse trouver des solutions pour faciliter les relations entre les riverains et les étudiants ». Passé le constat, la Ville de Bordeaux et Campus Chartrons sollicitent le concours des Bureaux des étudiants (BDE), lesquels sont les principaux organisateurs des soirées étudiantes et donc co-signataires de cette charte, par l’entremise des directeurs d’établissements. Pour Jonathan Lalanne, responsable du Bureau des étudiants de LIMA, école qui a posé ses valises dernièrement sur le campus des Chartrons, cette démarche est nouvelle : « Malheureusement, je ne l’ai jamais eu en main ». Et de s’interroger sur les incidences réelles de celle-ci : « Je ne sais pas si cela va changer grand-chose car nous sommes une petite structure où il y a généralement peu d’excès. Peut-être que pour les gros BDE, cela va avoir davantage d’impact ».
Passer à la vitesse supérieure Pourtant, avec cette charte, la vigilance en matière de comportements en soirées passe désormais à la vitesse supérieure. Les principes essentiels évoqués dans le document sont limpides : limiter la consommation d’alcool en la rendant plus coûteuse ; intégrer la prévention des risques liés à la consommation excessive de l’alcool et valoriser une attitude citoyenne et responsable. Il est peu dire que ce document met les Bureaux des étudiants face à leurs responsabilités, les pages annexes au document -une liste d’articles du Code civil et pénal- en attestent. « Ce n’est pas pour leur faire peur, précise Arielle Piazza, à leur âge, ils ont besoin de savoir ». Ce à quoi Martin Irrigaray, du BDE de l’ESTEI répond : « Je connais nos responsabilités. Mais ce n’est pas évident de faire attention à tout le monde en soirée ». C’est pourquoi la ville de Bordeaux montre l’exemple puisqu’elle promet, entre autres, de faciliter l’accès aux salles municipales et d’apporter un soutien logistique au montage du projet. Une sorte de donnant-donnant qui serait susceptible de « faire des petits » comme l’espère Arielle Piazza : « C’est un peu l’objectif. Pourquoi ne pas envisager une charte pour Bordeaux 2 ou l’Université avec un grand U ? ».• Nicolas Bochereau
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