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Grands travaux dans le logement social PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 10 Avril 2012 02:16

Cette structure est peu connue du grand public mais elle joue, indirectement, un rôle important dans la vie locale. Le Cilso, comité interprofessionnel du logement du sud-ouest, rassemble les grands opérateurs du logement social dans la région. Son président vient de démissionner et son avenir est incertain. Les intérêts économiques, financiers et politiques sous-jacents rendent le dossier sensible. Avec, entre autres enjeux, la capacité à garder localement le pouvoir décisionnel d’une structure qui a pour rôle de répondre aux besoins de la population en matière de logements sociaux.

50 000 logements
Le Cilso est l’un des organismes français chargés de la collecte du 1% logement (le dispositif qui prévoit que les entreprises versent de l’argent pour la construction de logements en France) et ses filiales comme Clairsienne, Domofrance ou Logévie possèdent quelques 50 000 logements sociaux dans le grand sud-ouest. Son président Jean Robert, qui est aussi le président de Domofrance, vient de démissionner. Arrivant prochainement en fin de mandat, il préfère laisser la place dès maintenant, compte tenu de l’ampleur du chantier qui s’annonce pour le Cilso. L’Etat veut en effet réduire le nombre de CIL en France en encourageant les fusions.

Le Cilso n’étant qu’un opérateur de taille moyenne à l’échelon national, deux perspectives s’offrent à lui : se faire «avaler» par un organise plus gros, ou bien nouer des alliances avec d’autres CIL de taille moyenne. Et le successeur de Jean Robert devra mener ce dossier difficile. Les enjeux sont importants : les sommes qui transitent par ces organismes sont considérables. Et pour les collectivités locales, qui mènent une politique de construction de logements sociaux et participent largement à leur financement, il est important que le centre de décision des organismes collecteurs et constructeurs restent proches du territoire. La CUB a pris position officiellement en ce sens, en rappelant qu’elle a versé au Cilso en 2011 13M€ de subvention pour l’aider à construire des logements sociaux.

«La communauté urbaine a besoin de s’appuyer sur des partenaires qui partagent une vision commune du territoire et de l’intérêt général, capables de s’affranchir des seules logiques financières», estime son président Vincent Feltesse. La ville de Bordeaux est sur la même longueur d’onde, même si elle s’affiche moins interventionniste. «C’est au Medef de décider du nom du nouveau président et pas aux collectivités locales, tempère ainsi l’adjoint Hugues Martin. Mais bien sûr nous suivons cela avec intérêt». Car le centre de décision du Cilso est aujourd’hui basé à Bordeaux. Pas sûr qu’il le reste dans le cadre d’un processus de fusion.• SL

 
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