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Volotea n’en finit plus de décoller PDF Imprimer Envoyer
Dimanche, 03 Juin 2012 23:39

Deux de plus. Volotea, toute jeune compagnie aérienne low cost, a annoncé vendredi l’ouverture de deux nouvelles destinations au départ de Bordeaux : Lille et Strasbourg. Ces liaisons débuteront en octobre, à raison de trois vols hebdomadaires (puis rapidement quatre) vers la capitale du Nord-Pas de Calais, cinq vers l’Alsace.



Vers les capitales régionales
Ces nouvelles villes viennent s’ajouter aux 7 lignes dont l’ouverture a été annoncée par Volotea il y a quelques semaines à peine : Ajaccio (dont le vol inaugural a décollé ce vendredi), Bastia, Toulon, Venise, Malaga, Palerme et Ibiza. Après avoir arrosé l’Europe du Sud, la compagnie basée à Barcelone poursuit donc son développement en ciblant d’autres métropoles de taille moyenne. C’est son créneau : relier les capitales régionales européennes directement, sans correspondance dans les grands «hubs». Créée par les anciens fondateurs de la compagnie Vueling, Volotea est ambitieuse, à l’image de la vitesse de son développement. Son premier vol a décollé le 5 avril de Venise, mais elle propose déjà 50 destinations européennes. Dans la région, Volotea s’est installée à Bordeaux et Nantes, pas à Toulouse. Pour l’aéroport de Mérignac, où le premier avion au damier a décollé le 25 avril (vers Venise), c’est une aubaine qui lui permet d’étoffer à vitesse grand V son offre de destinations. La compagnie annonce avoir déjà vendu 200 000 billets depuis l’ouverture des ventes le premier mars. Jusqu’ici, les réservations ne se faisaient que sur internet. A partir d’aujourd’hui, les vols sont aussi vendus dans les agences de voyage.• SL

Billi en pleine croissance : En juin 2010, l’aéroport de Bordeaux inaugurait Billi (pour «Bordeaux Illico»), un troisième hall dédié uniquement au trafic low cost. Deux ans après, celui-ci voit déjà poindre la saturation sur certaines plages horaires. Au point que l’aéroport envisage de l’agrandir bientôt, avec deux ans d’avance sur le planning prévu. Ce succès accompagne logiquement le fort développement des compagnies low-cost. Pour pouvoir proposer des prix attractifs, ces dernières doivent serrer leur budget et sont en demande d’installations aéroportuaires moins coûteuses en termes d’équipements et de services. C’est le cas de Billi, qui offre un niveau de standing inférieur aux deux autres halls tout en laissant la place aux commerces, qui sont une source de revenus importante pour l’aéroport. Mais toutes les compagnies low cost ne choisissent pas forcément Billi. Volotea, qui veut se positionner sur un créneau intermédiaire entre le low cost et les compagnies classiques, a ainsi préféré bénéficier des installations du hall A.

 
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