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Lundi, 29 Juin 2009 18:59 |
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Critiqué par l’UNESCO, le pont levant Bacalan-Bastide subira des aménagements... ou ne sera pas. La décision finale devrait intervenir dans les prochaines semaines
Bordeaux s’est réveillée hier avec son blason de l’UNESCO à nouveau redoré après la décision du Comité du patrimoine mondial de lever son mécanisme de suivi renforcé. La «grande satisfaction» exprimée par Alain Juppé depuis sa mairie de Bordeaux a toutefois rencontré une moue de Vincent Feltesse depuis l’hôtel de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB). En effet, le président de l’intercommunalité déplore les préconisations de l’instance internationale de réduire les dimensions du projet de pont levant Bacalan-Bastide pour préserver le paysage et permettre le passage de grands navires. «Il y a un cadre avec une alternative : soit on y va avec un effort limité, soit on reprend tout à zéro», assure-t-il, exigeant toujours des voies pour une ligne de transport en commun en site propre et pour les piétons en plus de celles prévues pour les voitures. Celui qui est aussi maire de Blanquefort n’est pas enclin à accepter des solutions intermédiaires, entendez un pont fixe ou un tunnel. Gage de «bonne volonté» apporté à l’UNESCO, «l’effort limité» portera sur la hauteur des piles, réduites d’une dizaine de mètres, ainsi que sur un nouveau profil de l’édifice haut de 80 mètres et large de 45 mètres. Soit un surcoût de 5 millions d’euros sur un total dépassant les 120 millions d’euros. «Ce n’est pas rien. L’UNESCO tient un discours incompréhensible et contradictoire», estime-t-il, partageant ses réflexions à caractère métaphysique et ses piques bien senties. «Je m’interroge sur la notion de patrimoine mondial. Je vous rappelle que Mériadeck en fait partie.» De manière plus prosaïque, il soumettra un avenant au conseil de CUB du vendredi 10 juillet. De son côté, Alain Juppé, dont la stratégie offensive consiste à jouer sur les incohérences de l’UNESCO pour imposer le pont levant, consultera son conseil municipal le lundi 20 juillet. Le choix des élus locaux pourrait ainsi être entériné à la rentrée à la CUB qui détient la maîtrise d’ouvrage. L’idée serait de lancer, dans la foulée, les travaux à la date prévue, du moins annoncée, en évitant une pénalité de 350 000 € par mois de retard à verser au maître d’oeuvre. Le chantier devait initialement être livré en 2012. Guillaume Balout
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