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Lundi, 14 Décembre 2009 00:27 |
 Après Ryanair qui avait annoncé le mois dernier son implantation sur l’aéroport avec quatre nouvelles destinations, c’est au tour d’EasyJet de répliquer avec de nouvelles ouvertures de ligne
La compagnie aérienne à bas coût, EasyJet, déjà présente sur l’aéroport de Bordeaux-Mérignac avec six lignes, a annoncé l’ouverture de deux nouvelles lignes permanentes pour l’année prochaine, accroissant ainsi son réseau aquitain. Et les heureux gagnants sont : Londres Gatwick, pour l’Angleterre et Milan Malpensa pour l’Italie. « Notre volonté, c’est de croître », affirme François Bacchetta, le directeur général d’EasyJet France. Avec un slogan à peine marketing : « notre compagnie, c’est un remède contre la crise ». Et de rajouter : « EasyJet répond à un service : un vol court, sans correspondance et à petit prix ». Pour l’aéroport de Bordeaux, dont le trafic global accuse un recul fin 2009 (1) de plus de 7% (- 2% pour les low cost), ces nouvelles ouvertures devraient permettre une augmentation du trafic passagers, avec en ligne de mire une croissance des taxes et autres redevances perçues par l’aéroport. Car pour rentabiliser le nouveau terminal low cost (futur Hall C, baptisé Billi ) dont le coût représente 5,5 M€, il faut de l’argent et donc des nouveaux passagers. « Avec une compagnie traditionnelle, le coût est de 5€ par passager. Avec Billi, ce coût tombe à 3,50€ par passager, soit une baisse de 30% des redevances », déclare Pascal Personne, le directeur de l’aéroport. Une orientation stratégique qui vise à attirer les compagnies low cost et qui semble décoller. « Le fait de baisser les tarifs nous rend plus attractif auprès des compagnies aériennes : elles boostent le trafic », assure Jean-Luc Poiraux, le directeur commercial de Bordeaux-Mérignac. Un pari qui privilégie donc la quantité, au détriment peut-être de la qualité. En effet, le terminal low cost, comme son nom l’indique (dont l’ouverture est prévu en mai 2010), sera dans le plus simple appareil. Dépenser des sous pour l’accueil dans l’aéroport ? « Une connerie » selon François Bacchetta. « Les gens ne viennent pas ici pour visiter l’aéroport », s’exclame-t-il. En parfaite concordance avec la politique aéroportuaire, EasyJet vise surtout une clientèle d’affaire avec Londres (cœur de la finance mondiale) et Milan, la capitale économique de l’Italie. Avec ces deux nouvelles lignes et un prix d’appel à 26,99€ (10% des places), EasyJet espère 500 000 passagers en 2010. En mars prochain, les bordelais pourront donc s’envoler pour Porto (Portugal), Bologne (Italie), Edimbourg (Ecosse) Londres (Luton et Gatwick), Milan, Genève… et Charleroi (Belgique) à partir du 17 décembre prochain. Des offres low cost qui assureront, selon Jean-Luc Poiraux, « la croissance de l’aéroport en 2010 ». Yannick Laborde (1) L’aéroport a retrouvé une croissance de trafic de +3% en novembre après une baisse ininterrompue depuis un an |