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Écrit par Administrator
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Lundi, 21 Décembre 2009 23:14 |
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La majorité municipale a présenté hier, le budget primitif 2010 de Bordeaux avec comme mot d’ordre habituel, progression du plan d’équipement, désendettement et une stabilité des taux d’impositions pour les ménages. L’opposition a surtout critiqué la politique sociale de la ville
Est-ce le bon air de Copenhague ? Alain Juppé avait la forme pour la présentation du budget primitif. Avec 385, 88 M€ soit une augmentation de 1,9 % par rapport à 2009, Bordeaux continue sa stratégie budgétaire basée sur un programme d’investissement, en progrès de 3,3 % avec 62 M€, un désendettement qui se poursuit et surtout la stabilité fiscale. « Nous n’augmenterons pas les taux d’imposition en mars prochain » se réjouissait le maire. Bonne nouvelle donc, à laquelle l’opposition n’a cessé d’apporter des bémols lors du conseil municipal, hier. Jacques Respaud (PS) a ainsi, documents à l’appui, rétorqué que la ville avait un des taux les plus importants en France. Hugues Martin lui répondait par un autre document prouvant le contraire. « Votre budget accroît les inégalités entre Bordelais » poursuivait l’opposant socialiste. Matthieu Rouveyre attendait sagement son tour avec son sujet favori « In Cité » qu’il accuse toujours de ne pas remplir son rôle de bailleur. Alain Juppé préférait rappeler que la société avait un rôle d’aménagement. Pour Pierre Hurmic (Verts), l’effort de la ville sur les déplacements doux est un peu court tout comme le budget de la culture et celui du développement urbain durable. Béatrice Desaigues (PS) donnait du grain à moudre à Alain Juppé en annonçant « nous ne voterons pas votre budget ». « Je m’en doutais » rétorquait le maire. Avec une bonne nouvelle comme celle d’impôts locaux stables, la partie était déjà jouée. A peine regrettait-il une perte de 1,1 M. d’euros de la part de la dotation globale de fonctionnement allouée par l’Etat. Par contre la disparition de la taxe professionnelle au profit d’une contribution économique territoriale pourrait réserver quelques surprises quand les détails seront connus. Et l’on reparlera alors peut-être de taux d’imposition des ménages au printemps prochain... Jean-Yves Saint-Céran  |