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«Je me prépare au pire» PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Bordeaux7   
Mercredi, 13 Janvier 2010 18:48

La délégation girondine de Pompiers Sans Frontières envoie une équipe à Haïti pour venir en aide aux sinistrés. Quelques heures avant le départ, le médecin Christiane Hippolyte répond à nos questions

Suite au violent séisme de magnitude 7.0 qui a frappé Haïti et plus particulièrement la capitale Port-au-Prince mardi soir, la mobilisation s’organise localement afin d’apporter de l’aide aux sinistrés. Agréée Sécurité Civile, l’ONG Pompiers Sans Frontières a immédiatement composé des équipes chargées d’apporter une assistance aux victimes et plus particulièrement une aide médicale d’urgence. Dans cette optique, trois girondins s’envoleront aujourd’hui même pour la capitale haïtienne. Parmi eux, Christiane Hippolyte, médecin généraliste à Ambès, commandant volontaire au sein du Service Départemental d’Incendie et de Secours du groupement de Bordeaux centre.

Direct Bordeaux7 : Quand partez-vous pour Haïti et combien de personnes participent à cette mission d’urgence ?
Christiane Hippolyte : L’équipe d’intervention locale est composée de cinq personnes dont trois girondins. Nous devons décoller aujourd’hui à 13h27 de Paris Orly pour retrouver les deux autres membres de l’équipe et rejoindre la capitale de Port-au-Prince. Nous resterons là-bas pendant deux semaines.
Bx7 : En quoi consistera votre travail sur place ?
CH : Notre intervention consistera à secourir les sinistrés, à évaluer les besoins et à prendre des mesures logistiques en terme de plan rouge, des missions que Pompiers Sans Frontières avaient notamment rempli lors du tsunami en Indonésie en 2004-2005. Mais nous ne sommes qu’un maillon de la chaîne, nous travaillerons donc en étroite collaboration avec les équipes sur place, les pompiers et la sécurité civile.

Bx7 : En tant qu’épouse du consul général honoraire d’Haïti à Bordeaux, vous connaissez déjà bien les lieux ?
CH : Oui je connais les lieux et je sais que la situation est déjà très délicate sur le terrain. Je pense notamment à l’état des routes et aux problèmes d’approvisionnement en eau. 

Bx7 : Avez-vous une idée de ce qui vous attend là-bas ?
CH : J’ai suivi une formation aux situations de crise mais psychologiquement je me prépare au pire car je sais que ce sera difficile.
Propos recueillis par Stella Dubourg

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