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Test souris : «la fin d’un combat» PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Mardi, 19 Janvier 2010 17:22

Le ministre a confirmé hier aux ostréiculteurs du Bassin d’Arcachon la fin du test souris pour autoriser ou non la commercialisation des huîtres

Le ministre de l’Agriculture et de la Pêche Bruno Le Maire est venu confirmer hier aux ostréiculteurs du Bassin d’Arcachon que, depuis le 1er janvier, l’autorisation de commercialisation de leurs huîtres dépendait d’un nouveau test physico-chimique. «Depuis le 1er janvier, l’ouverture ou la fermeture du bassin repose exclusivement sur le test chimique», a t-il indiqué à l’issue de la visite d’une exploitation ostréicole à Gujan-Mestras. Ce test physico-chimique, validé par l’Union européenne, remplace celui de la souris, qui était contesté par les professionnels depuis de nombreuses années. Avec ce test, qui permet «d’identifier et de quantifier» 13 types de toxines, «les consommateurs sont mieux protégés», a affirmé le ministre. Son développement a mobilisé 2 M€, consacrés aux études et à la recherche. Le test de la souris, «incompréhensible pour les ostréiculteurs», permettait de «prendre une décision (mais) sans savoir pourquoi la souris meurt. On n’a jamais pu identifier le type de toxine présente» dans les huîtres et moules concernées, a fait valoir Bruno Le Maire. Ce test sera toutefois maintenu, à des fins «de suivi de l’état sanitaire du bassin», au même titre que «d’autres tests, par exemple sur le phytoplancton». C’est une «décision que tout le monde attendait» car «ce test constituait pour nous un boulet qui nous empêchait d’avancer», s’est félicité pour sa part Olivier Laban, président de la section régionale conchylicole. Il s’est également réjoui de la fin «d’un combat de cinq ans». Devant les professionnels de l’ostréiculture, le ministre a également promis que le gouvernement offrirait son «aide pour identifier les raisons de la surmortalité» des jeunes huîtres observée depuis quelques années et «travailler sur de nouvelles souches plus résistantes». Dans ce cadre, il a rappelé que l’Etat allait verser 1,6 M€ au titre de l’année 2009 aux professionnels du bassin les plus touchés. De même, les entreprises les plus fragiles se verront exonérées de redevance domaniale et un fonds d’allègement de charge de 2,5 M€ sera «réactivé». Le ministre a enfin annoncé «qu’un soutien financier», dont le montant n’a pas été précisé, serait accordé à la filière dans le cadre d’une campagne de valorisation de la production locale.

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