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| "Solal n'a pas été rapatrié" |
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| Écrit par Administrator |
| Dimanche, 24 Janvier 2010 23:43 |
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Alors que le gouvernement espagnol, qui assure la présidence tournante de l’Union européenne, doit proposer aujourd’hui à ses partenaires une prise de position commune sur l’adoption d’enfants orphelins après le séisme en Haïti, en France la controverse enfle de jour en jour. A Bordeaux comme ailleurs, des familles adoptantes crient au scandale et pressent le gouvernement français d’accélérer le cours normal de la procédure d’adoption pour mettre les enfants en lieu sûr. Pour Sandrine Delord, en instance d’adoption d’un petit garçon de 22 mois, Solal, l’attente est longue et le stress grandit de jour en jour. «Le jour du séisme, j’ai eu la responsable de la crèche où se trouve Solal au téléphone pour me dire qu’il avait obtenu son passeport et que je pouvais enfin venir le chercher début février après deux ans de démarche». Une bonne nouvelle rapidement balayée par la catastrophe. «Heureusement, les deux premiers jours, nous avons pu entrer en contact avec la directrice de la crèche sur son portable. Elle nous a rassuré en nous disant que les nourrices avaient pu faire sortir les enfants entre les deux secousses avant que toute la maison ne s’écroule. Puis les jours suivants, elle nous a envoyé des mails déchirants». Mais à ce jour, Solal n’a toujours pas été rapatrié. « Plus de dix jours après le séisme, le directrice nous a confirmé qu’elle n’avait toujours aucune nouvelle ni aucune aide de l’ambassade française, c’est affligeant alors que d’autres ambassades, comme l’Autriche par exemple, ont fait le nécessaire deux jours après pour rapatrier d’urgence les enfants en cours d’adoption», s’insurge Sandrine Delord. Et si cette maman comprend fort bien les mises en garde de l’Unicef contre les risques d’adoption illégales, souvent dictées par l’émotion, elle déplore en revanche que rien n’ait été encore fait pour les enfants haïtiens pour lesquels la procédure d’adoption était en cours. «Notre collectif est en train de s’organiser pour attaquer le gouvernement pour non assistance à personne en danger», précise Sandrine Delord, également porte-parole du collectif Haïti pour Bordeaux et sa région qui représente une dizaine de familles. «Nous sommes humiliés de voir que l’on nous traite comme des voleurs d’enfants», ajoute-t-elle avant de remercier la ville de Bordeaux pour son soutien. Aujourd’hui, Sandrine Delord compte les heures qui la séparent du moment où elle pourra enfin partir récupérer son petit garçon. «Par chance nous disposons d’une photocopie du jugement d’adoption qui avait été prononcé un mois et demi avant la catastrophe. Ce document nous sera utile pour témoigner de l’avancement de notre dossier». |