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Le Grand Projet des Villes (GPV), qui réunit Floirac, Cenon, Lormont et Bassens, est en train de mettre en place une plateforme numérique dédiée aux acteurs et à la vie de la rive droite
«Le GPV transforme petit à petit l’image et la réalité des Hauts de Garonne.» Jean Touzeau, le maire de Lormont, en est conscient. La rive droite n’a pas toujours eu bonne presse mais les initiatives du Grand Projet des Villes sont en train de faire évoluer cela. Et notamment avec le projet innovant de plateforme numérique, «qui doit donner aux habitants des 4 communes la possibilité de se réapproprier leur territoire.» Le but est, à terme, de mettre en place une plateforme en ligne qui regrouperait des outils du web 2.0 et qui serait une source d’informations pour tous les acteurs de la rive droite, des habitants aux collectivités locales en passant par les associations. «Pour cela, il a fallu passer par une première phase d’étude afin de mesurer l’empreinte numérique du territoire», explique Sophie Trouillet, chargée de mission innovation numérique et sociale au GPV. Une longue période d’enquête, avec l’aide notamment de la FING (Fondation internet nouvelle génération) et de l’université Bordeaux 3, a récemment abouti à un panorama complet des usages du numérique sur le territoire des 4 communes. On sait par exemple que 14% des habitants de la zone utilisent Internet via un téléphone mobile, soit 4 points de plus que sur l’ensemble du département. L’étude a également fait le tour des blogs ou autre réseaux sociaux qui traitaient de la rive droite sur le web 2.0. Grâce à toutes ces informations, une première ébauche de plateforme a pu être mise en ligne récemment (hdg.userstudio.fr) : «Elle regroupe un outil cartographique recensant les points d’accès web partagés, les blogs locaux des habitants ou encore les groupes virtuels en lien avec la zone sur les réseaux sociaux comme Facebook.» Afin d’étoffer l’outil, une deuxième phase va bientôt débuter. Il s’agira de rencontres et de débats par l’intermédiaire d’ateliers créatifs, permettant d’associer tous les acteurs du territoire à la réalisation finale de la plateforme. Plusieurs thèmes seront abordés, comme «produire nos propres médias locaux» ou «mon quartier, mon immeuble, ma ville et ma vie». «Les gens de la rive droite sont déjà de grands utilisateurs des outils numériques, souligne Jean Touzeau. Cela va nous permettre de voir aboutir rapidement cette plateforme de villes numériques.»
Sébastien Hervier |