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Adeline et Marina font parties des 1 200 équipages à se lancer cette année dans l’aventure. Elles partent aujourd’hui de la Bastide, le coffre plein de fournitures scolaires, pour Marrakech
«Il ne reste plus qu’à passer la visite médicale et nous serons prêtes.» En effet, le contrôle technique effectué par l’organisation est fait, les papiers du véhicule et des deux aventurières sont en règle, alors il ne reste plus qu’à partir. Il était temps. «Il nous tarde de prendre la route car on travaille sur ce projet depuis octobre», avoue Marina Guitard. D’autant plus que pour elle et son amie coéquipière, Adeline Doxaran, la recherche de sponsors a été difficile. «On a facilement trouvé la 4L, explique Marina, mais avec ce contexte économique difficile, nous avons eu du mal à boucler notre budget.» Il faut dire qu’en plus des fournitures scolaires à récupérer pour les enfants marocains, le budget s’élève à 6 500 euros. Heureusement, les deux jeunes filles ont pu s’appuyer sur leur motivation sans faille. «Nous sommes étudiantes en Master management du sport à l’IAE de Toulouse, et l’école nous a proposé ce projet en début d’année, raconte Adeline, originaire de Bordeaux. Je connaissais l’épreuve et elle m’avait toujours intéressé, alors nous nous sommes lancées.» Découvrir le Maroc, sa culture, ainsi que la finalité humanitaire de l’aventure ont également séduit les deux étudiantes. Mais elles y voient aussi un intérêt professionnel : «Ce sera intéressant de voir fonctionner de l’intérieur cette grosse organisation», glisse Adeline, qui souhaite travailler dans l’événementiel. Hier, à quelques heures du grand départ, le stress ne semblait pas avoir pris le pas sur l’enthousiasme. «Mais c’est sûr que l’on se demande un peu comment ça va se passer dans le désert», indique Marina, qui précise qu’elles seront munies uniquement d’une boussole et d’un road-book. Et la mécanique ? «Nous avons révisé les bases avant de partir, comme changer une roue ou les bougies, continue Marina. Pour le reste, on compte sur la solidarité des autres équipages.» Et notamment les 4 garçons de leur promotion qui les accompagneront dans 2 autres 4L ? «Non, pas eux, ils sont encore plus nuls que nous en mécanique !». Sébastien Hervier
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