Home Bordeaux Actu Vote du bugdet : tensions dans l’hémicycle
Vote du bugdet : tensions dans l’hémicycle PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Mercredi, 24 Mars 2010 22:37

Alors qu’aujourd’hui et demain, après un report de trois mois, les élus du Conseil général doivent débattre et voter le budget primitif 2010 du département de la Gironde ainsi que les taux de fiscalité pour l’année en cours, le groupe Gironde Avenir fait part de son inquiétude de voir se concrétiser le moratoire sur les subventions d’investissements 2010.

Annoncé par Philippe Madrelle le 1er février dernier lors du débat d’orientations budgétaires, ce moratoire a fait grincer les dents de nombreux élus, notamment dans le camp UMP, qui précise qu’une telle mesure a gelé tout nouvel investissement pour 2010 mais aussi les aides aux communes et aux communautés de communes à l’exception du FDAEC ainsi que les aides aux associations. «La santé financière de notre collectivité ne le justifie pas. Nous pensons qu’au contraire, il est impératif pour notre collectivité d’accompagner la sortie de crise et de miser sur l’avenir plutôt que de s’inscrire dans une gestion fataliste et résignée d’une crise que la majorité socialiste pense perpétuelle». Pour conforter leur position et évaluer l’impact d’une telle décision sur les projets communaux et intercommunaux, les élus de Gironde Avenir viennent d’envoyer un questionnaire aux collectivités girondines afin de recueillir leur positionnement sur les projets «que vous avez dû abandonner ou remettre à plus tard». De son côté, le Parti communiste a annoncé qu’il déposerait deux amendements à l’occasion du vote du budget. Le premier concerne la LGV et en particulier la ligne Tours-Bordeaux. Sur ce point, les élus PCF veulent que les 138 m€ dévolus à ce chantier soient investis en Gironde sur des dossiers primordiaux à l’image des routes, des collèges ou des fonds sociaux. Le PCF entend par ailleurs déposer un recours contre l’État qui ne compense pas suffisamment les dépenses dévolues au Conseil général. S’appuyant sur le compteur électronique qui dernièrement affichait la somme de 211 m€ que l’État «doit» au département de la Gironde, ce dossier fera l’objet d’un second amendement. Les débats promettent donc d’être animés ces prochains jours dans l’hémicycle du Conseil général de la Gironde. SD

Share/Save/Bookmark
Mise à jour le Mercredi, 24 Mars 2010 22:40