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La DJ Art School est l’une des seules écoles de DJ en France. Elle est née il y a un an, à Bordeaux
«Même dans mes rêves les plus fous, je ne pensais pas en être là après seulement un an d’existence pour l’école.» Fondateur de la DJ Art School, Sébastien Rideaud est ravi du parcours réalisé depuis qu’il a décidé de monter son école de DJ, au début de l’année 2008. Il faut dire que le jeune trentenaire a dû batailler ferme pour voir son projet aboutir, notamment à cause des réticences des banques. «Comme c’est un concept nouveau, elles ne voulaient pas s’engager là-dedans même si le projet les séduisait. J’ai donc dû faire un prêt personnel pour que l’école voit le jour.» Passionné de musique depuis toujours, Sébastien Rideaud a commencé à réfléchir à ce projet lorsqu’il était étudiant dans une école d’ingénieur du son, au Mans. «Je me suis rendu compte qu’on ne nous apprenait pas à faire de la production de disques, c’est-à-dire comment sortir un CD, établir un plan marketing, savoir bien vendre le produit...» Quelques années plus tard, alors qu’il est installé à Bordeaux depuis 2 ans, il décide de mener à bien son projet. «Comme je savais bien qu’une école de production n’attirerait pas forcément un large public, je me suis tourné vers le DJing. En effet, de plus en plus de platines se vendent auprès des jeunes, et le métier de DJ était en pleine médiatisation à l’époque. L’école propose donc des formations de production, mais aussi de DJ.» Après avoir trouvé puis entièrement rénové un local, rue de Ruat, Sébastien Rideaud accueille les premiers élèves de la DJ Art School en mars 2009. «Aujourd’hui, ce sont environ une centaine d’élèves qui sont passés entre nos mains, que ce soit pour de simples modules de quelques heures ou alors une formation complète de 6 mois.» L’école emploie 2 professeurs à temps plein, et un troisième au tiers-temps. Près d’une dizaine de professionnels interviennent également ponctuellement dans les formations proposées par l’école, qui commencent à faire parler d’elle. «On a des partenariats avec quelques clubs bordelais, avec qui on organise parfois des soirées événements. Et nos élèves font aussi des stages dans ces clubs.» Le pari est donc réussi pour Sébastien Rideaud, qui prévoit d’ouvrir d’autres écoles à Paris et à Casablanca, d’ici deux ans. Et la DJ Art School bordelaise sera certainement bientôt trop petite face à l’engouement qu’elle suscite, même si elle n’est pas reconnue par l’Éducation nationale : «Pour cela, il faudrait déjà que le métier de DJ soit reconnu officiellement», regrette Sébastien Rideaud. SH  |