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Au terme de négociations, Philippe Madrelle a obtenu hier de l’Etat la prise en compte de demandes dont il faisait une condition pour faire valider la participation du Conseil général au projet
Après l’obtention fin mars par le groupe de BTP Vinci du contrat de près de 8 milliards d’euros pour la construction et l’exploitation pendant 50 ans de la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux qui permettra de mettre Bordeaux à 2h05 de Paris fin 2016, le tronçon central de la LGV Sud Europe Atlantique a franchi une nouvelle étape. En effet, le secrétaire d’Etat chargé des transports, Dominique Bussereau et le président du Conseil général Philippe Madrelle ont signé hier un protocole d’accord. Dans ce dernier, et en contrepartie de la participation du Conseil général au projet, l’Etat a accepté de prendre en considération un certain nombre de conditions émises par Philippe Madrelle avant de soumettre le protocole d’intervention à l’assemblée départementale. Des engagements de l’Etat en faveur de la Gironde notamment en matière de délais de réalisation, d’insertion environnementale de la LGV et de dessertes dans l’agglomération bordelaise. Tout d’abord, concernant la remise en état du patrimoine routier, l’Etat a accepté de verser une aide exceptionnelle pour la mise en sécurité du Pont Eiffel de Cubzac les ponts. Au-delà de la première enveloppe de 8M€ attribuée, la participation de l’Etat a été fixée à 50% du coût des travaux dans la limite de 16M€. Par ailleurs, l’Etat et le Conseil général se sont engagés sur un programme spécial d’actions de protection de l’environnement et de lutte contre le bruit ferroviaire dans l’agglomération. Il s’agira dans un premier temps de financer les protections phoniques des quartiers riverains des emprises ferroviaires de Ste-Eulalie, Cenon et Lormont. Les points noirs en matière de bruit de Talence-Pessac sur le futur corridor de frêt et de Bègles-Villenave d’Ornon sur la future LGV Bordeaux-Espagne ont également été pris en compte. Enfin, le protocole s’engage à la création d’une gare TRGV à Captieux dans le Sud Gironde, et à la mise en place d’une desserte TGV de la gare de Libourne raccordée sur la ligne nouvelle de la même fréquence qu’aujourd’hui. Stella Dubourg
Des participations sous conditions Les quelques 8 milliards d’euros de l’axe Tours-Bordeaux ont donné lieu à un partenariat public (50% Etat-50% collectivités)-privé (Réseau ferré de France et Vinci). Côté public, l’essentiel des contributeurs ont déjà donné leur accord. Toutefois, si de nombreuses collectivités ont accepté de payer, plusieurs en Aquitaine, comme le Conseil général ne l’ont pas fait sans réserve. Ainsi, la Région comme la Cub ont assorti leur participation à des conditions. |