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Écrit par Bordeaux7
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Lundi, 26 Avril 2010 18:17 |
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Le site de l’ancien commissariat central de Castéja va être vendu. Mais l’acheteur devra se plier à des objectifs clairement définis par la ville et l’Etat en matière d’architecture et de logements sociaux
«Je connais bien désormais votre stratégie qui consiste à créer un incident lors de chaque séance du conseil municipal afin que les médias titrent là dessus le lendemain et pas sur l’ordre du jour qui pourtant traite de sujets importants». Pas question hier pour Alain Juppé d’accorder aux élus d’opposition socialistes le moindre écart à l’ordre du jour et encore moins d’aborder en séance l’épineuse question du groupe bordelais d’extrême droite «Dies Irae» et de ses liens avec les catholiques traditionnalistes de St-Eloi. Une polémique déclenchée par l’enquête des Infiltrés diffusée ce soir sur France 2. «Cela ne concerne pas les affaires municipales», a souligné le maire. Et l’élu PS, Matthieu Rouveyre en aura fait les frais puisqu’il s’est vu couper le sifflet à plusieurs reprises (extinction du micro), tentant de ramener chaque délibération au sujet fâcheux. Un sujet abordé malgré tout par le maire de Bordeaux devant la presse avant la séance du conseil. «Je suis allergique à tout ce qui est extrémiste et j’ai une position d’une très grande constance et clarté là-dessus», a-t-il indiqué avant de préciser qu’il ne souhaitait pas que Bordeaux soit montrée du doigt dans ce domaine. «Bordeaux est assez exemplaire en ce qui concerne l’extrême droite et à part quelques abcès ici ou là, la ville est globalement allergique à ce type de comportement». Mais revenons à l’ordre du jour, chargé d’un certain nombre de dossiers d’urbanisme à commencer par l’avenir de l’ancien commissariat de police de Castéja. Laissé vide par les services de police partis s’installer dans leurs nouveaux locaux de Mériadeck, l’ancien commissariat est occupé depuis 2 ans par les services «Permis de Conduire», «Carte Grise» et «Nationalité» de la préfecture. Cette occupation temporaire prenant fin le 10 juin prochain, le site ainsi libéré fera l’objet d’une procédure de désaffection en vue de sa cession. Mais pas n’importe comment. En effet, compte tenu de la valeur patrimoniale de l’ensemble immobilier (15 000 m2), la ville et l’Etat ont travaillé de concert avec des urbanistes, architectes et spécialistes du patrimoine dans le cadre d’ateliers de réflexion pour s’accorder sur un certain nombre d’objectifs urbains et architecturaux. Ainsi, le futur acheteur sera choisi en fonction de sa capacité à respecter les objectifs fixés. «L’appel d’offres sur performance que va lancer l’Etat portera non seulement sur le prix mais aussi sur le projet global et le respect du cahier des charges défini», précise Alain Juppé. L’aménageur se verra ainsi contraint de conserver l’aspect général du bâtiment et son patrimoine architectural mais aussi de répondre à des objectifs de création de logements sociaux (40% sur cette opération). Le projet futur devrait également accorder une place à un équipement public, probablement «une école maternelle». Et enfin, au regard de son histoire, le site qui accueillait autrefois l’institution des Sourdes et Muettes, devrait intégrer un lieu de mémoire dédié à l’accueil des personnes malentendantes. Stella Dubourg  |