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La ville a été sélectionnée en décembre dernier pour participer à un programme national de requalification des quartiers anciens. Le projet global devrait coûter aux alentours de 50 millions d’euros
Comme 25 autres villes en France, Bordeaux a été retenue pour prendre part au Programme national de requalification des quartiers anciens et dégradés (PNRQAD). Les quartiers Saint-Michel, Marne-Yser, Sainte-Croix et une partie de la Bastide sont concernés par ce programme, qui veut insuffler un souffle nouveau dans cette partie du la ville. «L’objectif est d’inscrire ce secteur dans la dynamique qui s’est enclenchée autour, notamment avec le projet Euratlantique, souligne Elizabeth Touton, adjointe au maire et chargée de l’aménagement urbain. Pour cela, il faudra des réhabilitations puisque ce sont des quartiers d’habitats anciens, parfois suspectés indignes.» La première phase de ce plan de requalification débutera cet été avec la désignation d’une équipe pluridisciplinaire, comprenant des urbanistes, des paysagistes, ou encore de commerciaux, et qui aura pour rôle de mettre le projet sur les rails et de suivre son évolution. Dans le même temps, une convention sera signée avec l’Etat sur la base du cahier des charges présenté par la ville (voir par ailleurs). «Ensuite, nous lancerons une grande consultation auprès des habitants de ces quartiers, afin d’affiner le projet, qui ne se limite pas seulement au volet logement, ajoute Elizabeth Touton. C’est un projet global qui englobe également la réalisation d’espace public de proximité et la mise en place d’équipements divers.» Les premiers effets du PNRQAD devraient se faire sentir d’ici 5 ans, et s’étaleront jusqu’à l’horizon 2030. Quid alors des populations à faible revenu, nombreuses dans le secteur : «Je vous garantis que l’on veut les garder dans ces quartiers, insiste Elizabeth Touton. L’objectif n’est pas de réhabiliter l’habitat pour les faire partir, mais bien de permettre à ces populations de vivre dans de meilleures conditions. Mais aussi d’amener à terme de nouveaux habitants car il y a beaucoup de vacance dans ce périmètre.» Sébastien Hervier
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