|
Soumis à un questionnaire sur les rythmes scolaires, les conseils d’écoles de Gironde doivent rendre leurs copies dans quelques jours
Instaurée depuis 20 ans dans le département, la semaine des quatre jours pourrait-elle être remise en cause ? Pour la première fois, les conseils d’école de Gironde (comprenant enseignants, directeurs d’écoles et représentants de parents d’élèves et de la mairie) sont invités, via un questionnaire ouvert, à se prononcer, d’ici à la mi-mai, sur la pertinence d’un retour des cours le mercredi matin et plus globalement sur les rythmes scolaires. Lancée par l’Inspection académique de Bordeaux, cette initiative départementale se veut une réponse à la demande insistante de la fédération des parents d’élèves FCPE et, depuis peu, de syndicats enseignants. Les résultats de ces consultations, qui ne seront synthétisés et rendus public que fin juin, ne préjugent cependant en rien de modifications à venir. « En tout cas, pour des questions de délais, il n’y aura aucun changement pour la rentrée 2010, indique André Mercier, Inspecteur de l’Académie de Bordeaux.En outre, si des changements devaient avoir lieu plus tard, ils ne se feraient, au minimum, qu’à l’échelle d’une commune, voire, plus certainement du département. Il n’est pas possible que chaque école fasse comme elle l’entend. Cela poserait trop de problèmes pour harmoniser les temps de garderie par les mairies, pour le transport des écoliers, la gestion du personnel pendant la pause méridienne, la formation des enseignants et, au niveau des parents, pour récupérer des enfants scolarisés dans des établissements différents. C’est une question complexe aux multiples impacts ». Autant dire que les réponses aux questionnaires devront être consensuelles pour avoir un quelconque effet. On en est loin. Estimant cette consultation «bidon», les représentants FCPE, dont le retour du mercredi matin est l’un des chevaux de bataille, ont ainsi refusé de répondre. «On est contre ce questionnaire dont les questions semblent impliquer la réponse » réagit Christine Bouquet, présidente départementale de la FCPE 33. «Selon nous, pour mener une vraie réflexion globale sur les rythmes scolaires, il faut, ce qui nous a toujours été refusé, la tenue d’un CDEN, Conseil Départemental de l’Education Nationale. Le débat doit avoir lieu au niveau départemental, avec tous les partenaires concernés, et non école par école. C’est la seule façon de faire bouger les choses». Marianne Peyri
 |