Home Bordeaux Actu de la friture au bout du fil bordelais
de la friture au bout du fil bordelais PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Mercredi, 30 Juin 2010 17:55

Depuis 2008, les maires adjoints de Bordeaux disposent d’un Fonds d’Intervention Local (Fil) voté en conseil municipal. Cette contribution financière permet d’aider ponctuellement des associations ou des actions spécifiques sur les 8 quartiers de la ville.

Défendu avec force par la majorité municipale, objet de critiques continues de la part de l’opposition, le Fil est-il celui du lien ou de la discorde ? La proximité est un thème cher à Alain Juppé. Le maire de Bordeaux a ainsi mis en place en 2008, le Fonds d’Intervention Local, une enveloppe affectée aux maires de quartier pour aider les associations et les événements ponctuels, voté en conseil municipal et d’un montant déterminé en fonction du nombre d’habitants. L’idée a fait le bonheur de bon nombre d’associations. Nathalie Delattre, maire adjoint de Bordeaux Maritime (Bordeaux Nord) a ainsi aidé un nombre conséquent de petites associations comme les écrivains publics de l’atelier graphite, les opérés cardiaques ou la fête des Bassins à Flot. L’élue UMP est ravie de cette « proximité très attendue par les Bordelais ».

L’opposition sur le Fil
L’opposition a, elle, vite saisi le Fil. Premier accroc, la subvention à l’association BPSS (Bureau Prévention Sécurité Secours) fortement combattue par des élus comme Vincent Maurin (PC) sur Bacalan. Ce dernier dénonce un « système aux finalités plus clientélistes que citoyennes. C’est trop le coup par coup, trop le fait du prince. » L’élu communiste explique avoir fait reculer Alain Juppé sur les dotations aux écoles. Patrick Padadato (Vert) est « plutôt favorable à une répartition par quartier. Plus globalement, nous souhaiterions que cela soit géré par un conseil avec un collège d’habitants et d’élus. Ce qui nous pose problème, c’est que les élus font cela tout seul et à la tête du client. ». Ton offensif chez Matthieu Rouveyre (PS) « particulièrement hostile à ce dispositif, un budget assez faible attribué à des adjoints de quartier qui en font ce qu’ils veulent. » L’élu socialiste demande « plus de transparence ». Fabien Robert, le maire adjoint Modem de Saint-Michel/Nansouty/Saint-Genès défend avec ardeur le Fil : « Le dossier de demande est très léger. On peut postuler toute l’année. Le déblocage des fonds est rapide. C’est voté en conseil municipal. Ce n’est pas caché. Pour ma part, j’ai constitué une commission consultative d’une douzaine de membres, venant d’associations du quartier, renouvelables chaque année. » C’est d’ailleurs la demande de l’ensemble des élus. Ces commissions que d’autres adjoints ont aussi mis en place sont certainement nécessaires à un Fil plus consensuel auquel l’opposition pourrait participer. Le « petit coup de pouce » est en tout cas apprécié par les associations aidées.
Jean-Yves Saint-Céran

Share/Save/Bookmark