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Écrit par Bordeaux7
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Lundi, 30 Août 2010 21:28 |
Nicolas de Tavernost était hier matin l’invité du club de la presse de Bordeaux. L’occasion pour le président du directoire de M6, propriétaire du club, de réaffirmer son attachement aux Girondins : «Depuis 10 ans que M6 est propriétaire, on ne fait que me demander si la chaîne va se désengager. Mais nous sommes toujours là et nous espérons aller au bout de nos objectifs, à savoir retrouver la Ligue des Champions, et la jouer dans un grand stade.» Entretien.
Quel bilan tirez-vous des derniers mois ? La deuxième partie de la saison dernière a été cauchemardesque, et je ne souhaite à personne de vivre ce genre de situation. A un moment donné, quelque chose s’est cassé dans cette équipe. Aujourd’hui, on a tourné la page, mais on ne veut pas revivre ça. Après un début difficile, les matches contre Paris et Marseille ont été plutôt rassurants. Il faut garder cet état d’esprit de conquérant.
Que manque-t-il aux Girondins de Bordeaux pour franchir un nouveau palier ? Il faudrait aller plus vite dans les décisions, et être plus dur dans la gestion de l’effectif. A Bordeaux, comme on l’a vu dans le dossier Chamakh, on a parfois tendance à croire que les choses vont finir par se régler d’elle-même. Même si ça ne fait pas plaisir, il faut parfois savoir être moins gentil. Mais on a appris de nos erreurs.
Comment se porte le club financièrement ? Le transfert de Yoann Gourcuff va nous permettre d’éponger le déficit prévisionnel de la saison dernière, qui se chiffre à 15 ou 20 millions. Contrairement à d’autres clubs de la Ligue, nous ne vivons pas avec des déficits. Mais cela ne veut pas dire que nous ne voulions pas garder Gourcuff. On était prêt à faire les efforts pour le garder. C’est d’ailleurs pour ça que l’on en a tiré un bon prix. Les clubs savaient qu’on n’allait pas le brader pour s’en débarrasser. Une partie de l’argent a déjà été réinvestie dans l’achat de joueurs, comme Ben Khalfallah. Avec cet effectif, l’objectif est de retrouver la Ligue des Champions et de la jouer au minimum 2 fois sur 3 pour pérenniser le club au niveau financier.
Où en est-on dans le dossier du grand stade ? Nous attendons les devis des entreprises, qui devraient arriver en décembre. Nous attendons aussi la confirmation de l’engagement des collectivités locales, et j’espère toujours que Philippe Madrelle changera d’avis et que le Conseil général mettra finalement la main à la poche. Si tout va bien, la première pierre sera posée fin 2014 - début 2015. Cet outil est indispensable pour le club, car il n’y a pas de grande équipe sans grand stade. Chaban-Delmas n’est plus adapté au football de haut-niveau, et coûte cher à rénover chaque année. Il faut donc absolument aller au bout de ce projet, car tout est réuni pour le mener à bien: l’Etat et le club sont prêts à investir, ainsi que les collectivités locales. C’est une occasion historique à saisir, car elle ne se représentera pas.• Propos recueillis par SH |