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Interlocuteur privilégié des entreprises qui souhaitent s’installer en Gironde, l’agence de promotion Bordeaux-Gironde Investissement (ex BRA) conseille, oriente et accompagne les investisseurs dans leur implantation.
Parallèlement, et parce que les entrepreneurs girondins qui ont investi à l’étranger peuvent également contribuer au succès économique du territoire, « Bordeaux Connexion » a vu le jour en mai 2009. Ce réseau de veille mondial compte aujourd’hui plus de 250 membres «Amis de Bordeaux» et s’étend désormais aux quatre coins de la planète. «Les hommes politiques locaux ont pensé que les entrepreneurs bordelais présents à l’étranger pouvaient nous apporter une vision très fine du territoire et constituaient donc un relais privilégié pour s’adresser aux investisseurs», explique Marc Etcheverry, chargé de mission de Bordeaux Connexion. À ce titre, les animateurs du réseau se déplacent régulièrement à Paris, à Londres, Bruxelles ou encore en Chine ces derniers jours à l’occasion du passage de la délégation bordelaise conduite par Alain Juppé pour rencontrer les chefs d’entreprise. En Chine, le réseau d’affaires compte déjà une cinquantaine de membres, 30 à Pékin, 20 à Shanghaï et 4 à Wuhan. «Les relations se développent entre la Chine et la Gironde dans les filières optique et laser grâce au laser Mégajoule du Barp, un équipement unique en Europe mais aussi dans le secteur du vin, de la santé ou encore dans le domaine du développement durable via notamment les projets développés sur notre territoire dans l’éolien ou le solaire». Des relations entre Bordeaux et la Chine qui n’en sont certes qu’aux prémices mais qui pèsent déjà lourd au regard de la taille du pays. «Ce marché se réveille avec des ambitions énormes et une capacité d’investissement colossale.» Une implantation réussie Parmi les ambassadeurs bordelais ayant tenté l’aventure à l’étranger, le parcours de Lionel Brahami constitue un bel exemple de réussite. Né à Talence, formé à l’Enseirb, cet informaticien s’est impliqué au début des années 90 dans le développement de la start-up bordelaise Kalisto avant de rejoindre Schlumberger à Paris. En 2000, il est envoyé à Pékin pour développer la branche Recherche et Développement du groupe en Asie. Son coup de cœur pour la Chine le conduit en 2007 à créer sa propre start-up spécialisée dans les services et paiements sans contact, «Famoco». «Cette technologie permet notamment de dématérialiser la carte de crédit plastique en l’intégrant au téléphone portable. Elle permet ainsi de payer dans les magasins selon le même protocole et les mêmes conditions de sécurité», explique Lionel Brahami à l’issue du petit-déjeuner de travail organisé mardi matin à Pékin. Grâce à des contrats avec de grands comptes comme Nokia ou China Mobile, la société s’est développée au fil des ans sur l’Asie. Elle compte aujourd’hui une dizaine de salariés et atteint un chiffre d’affaires de 150 000 à 200 000 euros par an. «Mon objectif aujourd’hui est de relocaliser la société sur la France et pour ce faire j’ai pensé à Bordeaux». Un retour aux sources qui ne sera pas sans déplaire aux Bordelais.• Stella Dubourg, à Pékin
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