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Lara vibre entre Nana et Dalida PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Mercredi, 03 Février 2010 22:01

En concert vendredi soir au Pin Galant, Lara Fabian rend hommage aux interprètes qui ont marqué sa carrière. Un spectacle à la mise en scène assez bluffante

Votre dernier album «Toutes Les Femmes en Moi (TLFM)» rend hommage à plusieurs femmes. Comment avez-vous fait cette sélection ?
Lara Fabian :
Ce sont toutes des femmes qui ont balisé ma vie et mon parcours. Elles ont le sens des valeurs et ont représenté plus que juste une évidence. En revanche, ça a été plus difficile de choisir les titres de chanson.
Que répondez-vous à ceux qui vous reprochent de faire dans la variété ?
LF :
Il s’agit de variété au sens noble et éthique du terme. Je savais qu’en m’attaquant à la chanson française, je touchais à l’inattaquable mais je crois à cette idée et je pense que je peux la défendre.
Vous faîtes une certaine traduction de ces titres. N’est-ce pas trop risqué ?
LF :
C’est un défi de les déplacer sans leur manquer de respect. Je change certaines notes, je tire sur les mots et la musique a été réadaptée. C’est risqué mais sans cette mise au goût du jour, cela aurait été un karaoké !
Vous interprétez même l’hymne à l’amour dans une version Gospel ?
LF :
C’est ma traduction. J’avais envie d’aller dans le rhythm and blues car toutes ces femmes ont en elles une force qui vient de la souffrance et la musique black vient de la souffrance. J’ai essayé de rester juste et de respecter l’âme des chansons mais je comprends que cela ne plaise pas à certains puristes.
Pourquoi avoir eu recours à un procédé holographique étonnant ?
LF :
Je voulais que d’une façon ou d’une autre ces femmes soient sur scène avec moi. Ce fut un travail d’équipe, je ne suis qu’un maillon de la chaîne et j’ai été abasourdie par le résultat. Pour que le procédé fonctionne, il a fallu adapter la scène et installer un plan incliné. Je dois donc porter des chaussures de danse sinon c’est infaisable et j’ai une foule de codes à respecter.
Pourquoi ce clin d’oeil aux dessins animés ?
LF :
C’est en référence à mon enfance et cela s’inscrit dans la trame de l’histoire que je raconte durant le spectacle.
Qui vous accompagne sur la tournée ?
LF :
J’avais envie de travailler avec «ma famille», les musiciens québécois et le team de Gérard Pollicino, je savais que ça marcherait entre eux.
Si vous deviez faire la même chose en rendant cette fois un hommage aux hommes, qui choisiriez-vous ?
LF :
Lama, Nougaro, Bécaud, Hallyday, Bruel... des showman très charismatiques tous habités d’une certaine passion, qui sont dans la narration de leurs textes plus que dans l’explosion. J’aurais pris ce chemin là...
Vous avez également terminé un autre album. De quoi s’agit-il ?
LF :
Cet album est dans la veine d’Adagio avec un grand déploiement symphonique et des mélodies sur 2 octaves et demi. J’ai travaillé avec un compositeur unique sur cet album, Ygor Kroutoï, un russe qui a vendu 20 millions d’album et qui défraie la chronique dans son pays. L’album sortira à l’étranger en octobre 2010 avant d’arriver en France.
Propos recueillis
par Stella Dubourg
Lara Fabian vendredi 5 février à 20h30 au Pin Galant. 35 à 42 euros

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