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Christophe Conan s’expose simultanément à Mérignac et au Musée d’Aquitaine. Et sort sa première monographie avec, toujours en vedette, les animaux
Ses méduses dans la cour de la mairie à l’occasion de la manifestation «Sculptures en ville» avaient interpellé les visiteurs. «J’aimerais les faire proliférer. En tant qu’artiste, on doit être révélateur de la société et matraquer le problème écologique», estime Christophe Conan, fasciné par l’animal marin. Toujours en phase avec la théorie de Darwin sur l’évolution, il poursuit son exploration sur les stratégies d’adaptation des espèces. Du camouflage le plus simple, à l’imitation, en passant par la métamorphose (des capricorne ou du cerf-volant par exemple), l’artiste bordelais, manifestement documenté, en connaît un rayon sur le sujet. Et le montre désormais dans un livre aux multiples photos, disponible depuis début janvier. Mais aussi à travers deux expositions en cours. «Peinture, cylindre, boîtes, vitrines... Artistiquement, je cherche à chaque fois le rapport au support pour décrire toute cette variété». Les oeuvres de Conan sont aussi marquées par l’omniprésence de numéros. Un choix qui évoque le référencement et relève également que chaque animal diverge d’un autre. «Le lieu d’exposition compte aussi. Dans le montage, je crée une forme d’écosystème. Tous ces phénomènes d’adaptation sont adaptés à l’art», assure celui qui possède un atelier rue du Faubourg des Arts. A l’image de textures encore méconnues, son travail s’attarde aussi sur des animaux que l’on découvre, encore sources d’interrogations pour les chercheurs comme les larves d’oursins. «J’ai d’abord oeuvrer sur l’humanité et la bible : c’était pratique car il existait un début et une fin», sourit l’artiste. Un constat qui incite visiblement Christophe Conan à retourner vers l’Homme. «Mais la nature reste mon leitmotiv. La peinture va disparaître au fur et à mesure au profit des objets».
Carine Caussieu «Des animaux, des dieux et des hommes» jusqu’au 28 mars au Musée d’Aquitaine, entrée libre. «Nature vivante», jusqu’au 27 février, Médiathèque de Mérignac, entrée libre. Monographie «Nature vivante», en vente chez Mollat et à la Machine à Lire, 15€  |