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Écrit par Bordeaux7
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Mardi, 23 Février 2010 18:59 |
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Actuellement aux Jeux Olympiques de Vancouver pour commenter les épreuves de patinage artistique, Philippe Candeloro s’élancera en tant que meneur de revue en mars dans Holiday on Ice
Après une tournée d’adieu avortée, l’ancien champion s’installe à la Patinoire Mériadeck le temps d’un week-end avec le nouveau show d’Holiday On Ice rebaptisé pour l’occasion « Philippe Candeloro sème la panique sur Tropicana». Ça aurait pu tomber plus mal puisque «Candel» a de la famille à Bordeaux.
Qu’est ce qui explique votre présence pour la première fois dans «Holiday on Ice» ? Suite à la dissolution de Gliss Productions, société en charge de mon dernier spectacle «Hello & Goodbye», je souhaitais revenir sur la glace pour terminer ma tournée d’adieu. On m’a alors proposé d’intégrer «Tropicana». Il ne s’agit pas seulement d’un rôle de composition mais du début d’une nouvelle carrière de comédien. Je participe en tant que fil conducteur. Ce n’était pas évident d’imposer des «clowneries» dans ce show rôdé depuis 65 ans. J’ai confié l’écriture à l’humoriste Albert Algoud (ndlr : connu pour ses interventions dans les émissions comme «Nulle part ailleurs»). C’est à moi de calculer si je veux déborder du live car le spectacle, adapté au public français est réglé à la minute près ! C’est assez difficile de me faire devenir un robot, l’équipe artistique risque bien de s’arracher les plumes ! Cela dit, au début j’ai le temps de mettre de l’ambiance. Est-ce vraiment votre dernier tour de piste ? Je suis né dans le monde de la glace, quand on assure le rôle principal d’un spectacle, il faut suivre physiquement. Pour l’instant je m’investis à fond pendant six mois avec «Tropicana». Les huit derniers mois n’ont pas été simples. Avec ma femme, on a l’ambition de donner une nouvelle image au patinage. Les qualités artistiques des spectacles que tous deux avons monté nous ont rarement été reprochées : notre CV ne fait pas défaut. Enfin, je l’espère ! Aujourd’hui, que retenez-vous de votre parcours sportif ? Pendant les compétitions, j’avais déjà choisi de faire vibrer les spectateurs plutôt que les juges présents. Mon aspect frenchy showman m’a permis de remporter deux médailles olympiques. J’ai également appris aux côtés des meilleurs comme les Duchesnay. Je me souviens aussi d’une jauge record de 34 000 spectateurs à Tampa en Floride. Quand je patinais sur la musique de Rocky «Living in America», c’était fou ! C’est cette excitation qui m’a toujours motivé. Comment voyez-vous l’avenir du patinage ? Je pense que son développement ne s’effectuera pas par la compétition mais par le spectacle. J’ai vu aux Etats-Unis des gens démarrer directement dans ce domaine. Ici, il faut attendre d’être champion pour être sollicité en gala. Propos recueillis par Carine Caussieu  |