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Écrit par Bordeaux7
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Mercredi, 31 Mars 2010 18:15 |
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Coup d’envoi ce jour et pendant un mois d’Itinéraires de photographes voyageurs avec une dizaine d’expositions intimistes et classiques dans la ville
C’est LE rendez-vous annuel attendu des férus du genre. Comme chaque mois d’avril se déroule à Bordeaux le festival Itinéraires des photographes voyageurs dans 8 lieux différents. Les 11 expositions s’inscrivent dans la veine classique. «C’est un hasard dans le choix des thématiques mais pour cette 19ème édition, la sélection questionne l’homme et le territoire», relate Vincent Bengold, directeur artistique de la manifestation et photographe lui-même. Une question aussi bien déclinée par la problématique du réchauffement climatique à travers les clichés de fjords de Boris Gayrard ou la construction de la Palestine immortalisée en sténopé par Patrick Galais. «Le médium photo n’est finalement pas très connu du grand public, même si beaucoup le pratique, peu s’interrogent sur la démarche artistique». Alors face à une pratique étendue, quels critères sont retenus pour le choix des expositions ? «Ici on est dans une vision d’auteurs, de carnets de voyages, l’originalité prime bien sûr». Et pour confronter directement le public à l’émotion du tirage, le festival mise à 90 % sur des expositions sans verre. En terme de réputation, deux noms sortent du lot : Jean Rouch plus connu pour ses films et le franco slovène Klavdij Sluban. «Cela fait dix ans que j’essaye de l’attirer sur le festival», avoue l’organisateur. Une centaine de ses oeuvres est d’ailleurs montrée à la Base sous-marine dans «De Transverses à Transsibériades 1991-2008», une rétrospective aux allures labyrinthiques. La neige, omniprésente dans ses images, renvoie à ses origines mais le photographe a aussi énormément travaillé sur le sujet de l’enfermement. «Il ne s’agit pas d’un photographe de l’instantané, il possède une réelle maturation du voyage et ne se place pas dans un état de sidération», observe Vincent Bengold. Sa série la plus récente a d’ailleurs été primée en 2009 à Arles. Un seul Bordelais figure au programme et même en vedette sur l’affiche : Bruno Dubroqua et ses polaroïds centrés sur les zones désertiques : des bunkers du Cap-Ferret aux usines abandonnées. Un retour aux sources pour ce voyageur qui se livre pour la première fois dans sa ville natale. Pour en savoir plus, un parcours jalonné par plusieurs vernissages permettra samedi 10 avril de dialoguer avec les artistes suivi d’une conférence sur la temporalité. Un programme alléchant même si le directeur espère quelque chose de «plus conséquent» pour fêter les 20 ans l’an prochain. Carine Caussieu. Jusqu’au 30 avril, entrée libre. Renseignements : www.itiphoto.com  |