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Complètement à l’West PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Bordeaux7   
Mardi, 06 Avril 2010 20:07

Partout où il passe, le spectacle «West Side Story» fait un tabac. Bordeaux ne déroge pas à la règle. Raisons d’un succès évoquées avec la troupe

Quelle est votre rapport avec la célèbre oeuvre ?
Joey McKneely : Je l’ai découvert en tant que chorégraphe et comme metteur en scène. J’ai mis mes émotions personnelles dans le show, et beaucoup de ma personnalité. C’est aussi une pièce très enrichissante sur le plan professionnel, elle m’a appris à diriger.
Scott Sussman (Tony): Aux Etats-Unis, je l’ai étudié trois fois, pour explorer les relations et le comparer à Roméo et Juliette. Je chante le rôle depuis que j’ai 14 ans.

Kendall Kelly (Maria) : C’est un show emblématique dont tout le monde a entendu les airs. On grandit en écoutant West Side dans notre pays.

Pourquoi avoir opté pour une accélération du rythme du spectacle ?
Joey McKneely : Tout est plus rapide maintenant par rapport aux années 50, date de la création de la pièce. Le public reçoit l’information plus vite, surtout les jeunes. L’histoire de West Side, très proche de la société moderne, se produit partout dans le monde. La question de l’immigration est encore d’actualité en France aussi. La peur de l’étranger se transforme en haine et génère la violence. Cela peut être aussi une question de religion ou économique, c’est pourquoi c’est encore pertinent de nos jours sans compter que c’est une magnifique histoire d’amour à laquelle on peut se raccrocher.
Comment s’est passée la collaboration avec Jerome Robbins, le chorégraphe de la pièce originale ?
J’étais le bébé du groupe, j’ai beaucoup de respect pour ses oeuvres de Broadway. Il s’agissait surtout d’un travail d’observation de regard, il était très rigoureux, j’ai eu la chance d’apprendre plusieurs de ses chorés !
Quelle scénographie avez-vous adopté ?
Pour le décor, j’ai choisi des balcons et escaliers new-yorkais alors que les costumes, simples, ne sont pas d’époque et assez colorés. Tout est fait pour que tout soit centré sur les acteurs et la chorégraphie pour faire ressortir l’émotion de l’oeuvre intemporelle.
Le public se souvient surtout du film, or Jerome Robbins n’aimait pas les scènes de danse de cette version...

Aucun des créateurs n’aimait vraiment le film mais pour moi, il est merveilleux.
Propos recueillis
par Carine Caussieu


A 20h ce soir et jusqu’à dimanche, représentation à 11h30, Grand théâtre; 8-80€. Résa 05 56 00 85 95

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