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Écrit par Bordeaux7
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Mardi, 31 Août 2010 19:49 |
ça s’est passé cet été... ou plutôt la semaine dernière. Cette fois le couperet est tombé.
 Après l’espace Tatry qui n’a finalement pas trouvé de solution à ses problèmes techniques, c’est au tour du 4 Sans de plier boutique. Sur son site, le club a annoncé sa fermeture définitive au 1er janvier 2011. De quoi largement décevoir tous les clubbers bordelais qui se rabattront ainsi sur le BT 59 dès l’année prochaine. Pas vraiment une surprise, puisque la salle est concernée par le projet d’aménagement de l’Ilot d’Armagnac depuis plusieurs années. Projet qui a été voté déclaration d’utilité publique en conseil de CUB. Gironde Habitat y prévoit la construction de logements sociaux dans ce quartier et exclut par ce fait la présence d’un club de musiques électroniques. «Nous savions que nous étions voués à disparaître depuis trois ans. Loin de nous l’idée de crier au scandale contre des projets immobiliers», relativise Philippe Marchandin, gérant du lieu privé depuis six ans. «Après dix de programmation et malgré une excellente santé, les bulldozers sont aux bords de nos portes et nous devons cesser l’activité. Nous sommes avant tout une salle de concerts et pas une boîte de nuit. La scène reggae et rock et à un moment donné hip-hop se produisait aussi chez nous », relève Steve, responsable de la communication.
Affluence record Pour l’heure, le public, n’est pas indifférent. Le week end dernier, la salle a connu un raz-de- marée pour sa réouverture après la pause estivale. «C’était le sujet de conversation de toute la soirée, l’affluence n’était pas due au hasard», confirme Steve. En plus d’une douzaine de personnes sur le carreau, cette fermeture met donc en difficulté des promoteurs et des associations locales. «La nuit bordelaise ressemble dorénavant plus à une traversée du désert culturelle et festive, qu’à un grouillement attractif, comme on le retrouve dans des villes qu’elle voudrait imiter (Berlin, Paris, ou même Lyon). Le BT59 peut-il suffire ? Il est permis d’en douter», tranche ainsi Thomas, habitué de la salle. «D’autres sites ont été étudiés mais c’est assez compliqué de trouver un lieu de capacité similaire en centre ville avec accès tram et possibilité de parking. Ils font indéniablement partie de l’offre culturelle donc la volonté de les relocaliser est là», assure Elisabeth Touton, adjointe à l’urbanisme à la mairie. «Que ce soit aux Bassins à flots ou sur les boulevards, les lieux envisagés étaient trop grands et nécessitaient trop d’investissement en matière de travaux», juge Philippe Marchandin. Alors on pense évidemment au Nautilus, mais l’Inseec prévoit d’y installer ses nouveau locaux. Suite à la procédure d’expropriation classique opérée par la CUB, une audience début septembre déterminera le montant d’indemnisation du 4 Sans. • Carine Caussieu |