|
Les joueurs de Marc Delpoux ont réalisé une belle prestation ce week-end chez le leader agenais. Malgré la défaite (21-16), l’UBB est rentrée en Gironde avec le bonus défensif et une bonne dose de confiance supplémentaire en vu du sprint final
L’Union était venue à Agen pour savoir si elle pouvait rivaliser avec les ténors de la Pro D2, et par conséquent continuer de croire aux phases finales. Aujourd’hui, après être passés tout près de faire tomber le leader chez lui pour la première fois de la saison, les joueurs de l’UBB ont leur réponse. Il faudra compter sur eux dans la course aux demi-finales. «Mis à part en touche où l’on n’a pas été performant, nous avons rivalisé avec eux dans tous les secteurs du jeu», analysait Max Machenaud hier. Le manager Marc Delpoux est en accord avec son jeune demi de mêlée : «Je suis satisfait de ce que j’ai vu samedi. L’équipe a montré de la fierté et du beau jeu.» Mais le technicien girondin estime que son équipe aurait pu tuer le match en première mi-temps : «On a eu beaucoup d’occasions de faire le break. Mais on fait 2 en-avants qui nous coûtent cher. Et c’est sur ce genre de détails que se joue ce type de match.» L’Union a en effet eu plusieurs opportunités pour s’échapper au score en première période, mais l’UBB n’est rentrée au vestiaire qu’avec un maigre avantage (9-3) au vu de sa domination. Agen a alors senti le danger et a plié le match en quelques minutes à la reprise : «On prend 18 points en 10 minutes, peste Machenaud. On peut vraiment regretter cette entame catastrophique parce qu’elle nous a vraiment pénalisés.» Les Agenais prenaient alors le large, avec 2 essais, et les Bordelo-Béglais ne les reverraient plus. Mais, grâce à une réalisation de Fekitoa (59e), ils parvenaient tout de même à aller chercher le bonus défensif et un point qui pourrait s’avérer très précieux dans l’optique des demi-finales. «Nous ne sommes qu’à 6 points de Narbonne et de la 5e place, souligne Machenaud. Et après un match comme celui de samedi, où l’on a produit du beau jeu, on regarde plus vers le haut que vers le bas au classement. Si on a fait ça chez les premiers, on peut le faire ailleurs. On est sur une bonne dynamique en ce moment et il faut en profiter.» Plus prudent, son entraîneur avoue tout de même avoir encore la qualification dans un coin de la tête : «On est un peu en embuscade car on est les moins bien classés parmi les outsiders. Après les 3 prochains matchs avant la trêve (Mont-de-Marsan, Aix et Pau), on en saura plus sur notre capacité à décrocher une place en play-off. Si on réussit à gagner les 3, on pourra continuer à rêver.» Les prochains adversaires de l’Union sont prévenus, malgré les incertitudes qui règnent sur l’avenir du club, les joueurs girondins n’ont pas l’intention de faire une croix sur leurs ambitions. Sébastien Hervier  |