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Les Girondins ont fait une très mauvaise opération hier soir au classement, en ne ramenant que le point du match nul de Nice. Désormais sixième du classement, Bordeaux voit ses chances d’être européen s’amenuiser un peu plus
Il y avait du mieux hier soir dans le jeu des Girondins, mais cela n’a pas suffi à enchaîner sur un deuxième succès de rang en Ligue 1 pour la première fois en 2010. Un nouveau coup de frein dont ont su profiter les autres concurrents aux places européennes, puisque Montpellier, Lille et Lyon se sont imposés. Bordeaux laisse donc la 5e place aux Héraultais, et laisse filer ses derniers espoirs de Ligue des Champions. Pour l’Europa League, c’est encore possible, mais il faudra retrouver cette réussite qui fuit tant aux Girondins depuis des semaines. Hier soir à Nice, les Bordelais ont globalement eu la maîtrise du match, face à un bloc niçois bien en place. Alors qu’ils avaient débuté timidement la partie, les Girondins se réveillaient à la 25e minute, alors que Chamakh et Plasil combinaient bien à l’entrée de la surface. La frappe du Tchèque n’était pas assez appuyée mais on sentait Bordeaux de plus en plus menaçant. Mais 3 minutes plus tard, Faé héritait d’un bon ballon côté gauche alors que la défense l’avait complètement oublié. Malgré un retour en catastrophe d’Henrique, il fusillait Ramé du gauche et faisait replonger les Girondins dans le doute. Pas pour longtemps, puisque cette fois-ci ils trouvaient les ressources pour rebondir. Jussiê obtenait un coup-franc au 35m quelques minutes plus tard, et Wendel envoyait le cuir au fond des filets grâce à une de ces superbes frappes dont il a le secret. Après la pause, les Marine et Blanc revenaient bien décidés à faire plier les Niçois, mais Chamakh était contré au dernier moment alors qu’il se présentait seul face à Ospina. Puis, sur le corner, le portier azuréen renvoyait la tête de Ciani. Le bloc niçois commençait à se fissurer, mais les Bordelais baissaient aussi de rythme et les joueurs d’Eric Roy le sentaient bien. Mounier passait 3 défenseurs et centrait en retrait pour Mouloungi, qui se retrouvait face au but, mais sa frappe était contrée au dernier moment (80e). Bordeaux avait eu très chaud mais Laurent Blanc voulait la victoire et envoyait Cavénaghi et Bellion sur le pré en fin de match pour tenter de forcer le destin. Sans succès malgré une dernière frappe de Sertic, dans les gants d’Ospina (93e). Il ne reste plus qu’une seule occasion aux Bordelais pour gagner à l’extérieur en 2010, performance qu’ils n’ont réalisée qu’à Grenoble. Ce sera à Lens lors d’une dernière journée où les Girondins pourraient être la seule des 6 équipes de tête à ne pas être européennes. Sébastien Hervier
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